[Chronique] Reggae × Hip-Hop : des sound-systems aux villes mondiales : une histoire d'échanges mondiaux de rythmes qui se croisent
Column fr Hiphop Reggae
Du sound system aux standards mondiaux, la généalogie de la bass culture qui traverse les frontières
Texte : mmr|Thème : Le va-et-vient du rythme reliant la Jamaïque et le Bronx, et l’histoire culturelle de l’expansion dans les villes mondiales
Le reggae et le hip-hop sont des cultures bass nées de la périphérie et répandues dans le monde à travers les villes. Lorsque les systèmes audio jamaïcains ont croisé le Bronx de New York, la musique est devenue plus qu’un simple divertissement et a commencé à raconter l’histoire de l’immigration et de la ville elle-même. Cet article retrace l’histoire de cet échange en termes d’événements et d’œuvres.
Qu’est-ce que le Reggae × Hip-Hop ?
Le reggae est une musique populaire établie en Jamaïque à la fin des années 1960. Elle a évolué du ska au rocksteady et se caractérise par des contre-temps et des basses lourdes. Le hip-hop est un mouvement culturel né dans le Bronx, à New York, au début des années 1970, et composé de quatre éléments : le DJing, le MCing, le breakdance et le graffiti.
Les points de contact entre les deux sont la culture du sound system, le toasting (narration sur le rythme) et la conception sonore axée sur les basses.
- La culture des équipements de sonorisation appelés systèmes de sonorisation
- MC / grillage rythmique
- Philosophie de mix centrée sur les basses *Migration culturelle par diaspora
- Expression de soi depuis la périphérie urbaine
Le reggae et le hip-hop sont des « cultures sœurs » avec la même structure développée dans des villes différentes.
Histoire
Kingston : La mise en place du sound system
Dans les années 1950, les systèmes audio dotés de grands haut-parleurs mobiles étaient populaires à Kingston. Coxsone Dodd et Duke Reid ont importé le R&B américain et ont créé leur propre culture de la danse.
De la fin des années 1960 aux années 1970, sont apparus des DJ qui parlaient sur de la musique instrumentale. Une figure représentative est U-Roy, qui a fait de son style de narration improvisée sur des riddim existants un succès.
La technique de manipulation des mots au fil du rythme sera réinventée plus tard dans une autre ville.
Le Bronx : la naissance du hip hop
Originaire de Jamaïque, DJ Kool Herc s’installe à New York en 1967. Le 11 août 1973, lors d’une soirée sur Sedgwick Avenue dans le Bronx, il fait une démonstration d’une technique permettant de prolonger les pauses à l’aide de deux platines.
Ce « breakbeat » a enthousiasmé les danseurs, et le MC s’est chargé d’exciter le public. Au fil du temps, Grandmaster Flash a affiné la théorie du mixage rapide et développé des techniques de scratch et de repérage précis.
Le hip-hop était une réinvention de la culture du sound system jamaïcain dans un contexte urbain.
Les souvenirs musicaux gravés sur les corps des immigrés ont donné naissance à une nouvelle culture dans le Bronx.
Digitalisation et fusion : années 1980-90
En 1985, Under Mi Sleng Teng est sorti. Cette chanson, qui utilisait des préréglages sur le Casio MT-40, a inauguré l’ère du dancehall numérique.
À peu près à la même époque, la culture de l’échantillonnage s’est développée en Amérique et le hip-hop est entré dans le domaine de l’expérimentation sonore. Dans les années 1990, Shabba Ranks devient un succès international et la fusion du dancehall et du rap progresse.
Les apparitions de Busta Rhymes, qui a un flow jamaïcain, et de The Notorious B.I.G., qui a une intonation caribéenne, en sont symboliques.
Les deux ont dépassé leur relation citationnelle et deviennent hybrides sur le plan acoustique et linguistique.
21e siècle : s’étendre à la pop mondiale
Dans les années 2000, les rythmes dancehall imprégnaient la pop mainstream. Sean Paul devient un succès dans les charts américains et son rythme caribéen devient un standard mondial.
De plus, des artistes tels que Rihanna et Drake ont introduit des éléments dancehall, et le hip-hop est devenu complètement mondial.
Reggae et hip-hop se croisent à nouveau au cœur du marché pop.
Chronologie
| Années | Événements |
|---|---|
| années 1950 | La culture du système audio s’établit à Kingston |
| 1970 | U-Roy frappe Toast |
| 1973 | DJ Kool Herc développe des breakbeats dans le Bronx |
| 1985 | Sous l’annonce de Mi Sleng Teng |
| années 1990 | Progrès dans la fusion du dancehall et du hip-hop |
| Années 2000 | Le dancehall devient une pop mondiale |
Diagramme de structure
Le son traversait l’océan et de ville en ville.
Artistes clés
*Coxsone Dodd *U-Roy
- DJ Kool Herc
- Grand Maître Flash
- Rangs Shabba *Sean Paul
Ils n’étaient pas seulement musiciens mais aussi médiateurs de la culture.
## Pistes essentielles
- Sous Mi Sleng Teng – Wayne Smith
- Délice du rappeur – Sugarhill Gang
- Dem Bow - Rangs Shabba
- Soyez occupé – Sean Paul
A l’écoute de ces chansons, la généalogie de la bass culture s’éclaire.
Impact culturel
Le reggae a présenté une identité sonore postcoloniale. Le hip-hop visualisait la réalité urbaine à travers la poésie et les rythmes. Au fur et à mesure que les deux se croisaient, la basse et la narration sont devenues un langage universel.
- Visualisation de la culture immigrante
- Diffusion mondiale des systèmes de sonorisation
- Succès commercial du dancehall
- Standardisation internationale du hip-hop
Reggae × Hip-Hop est un microcosme de la circulation culturelle créée par les villes.
##FAQ
Qu’est-ce qui est arrivé en premier, le reggae ou le hip hop ?
Le reggae, y compris sa culture du grillage, l’a précédé et ses techniques ont influencé la formation du hip-hop.
Pourquoi les deux sont-ils liés ?
Cela était dû au terrain d’entente du mouvement culturel dû à l’immigration et à la philosophie sonore axée sur les basses.
L’impact se fait-il toujours sentir ?
Cette structure a été héritée par de nombreux genres tels que la pop contemporaine, la trap et l’afrobeats.
Cette histoire d’échange ne finira jamais. Tant que les villes existeront, les sons graves continueront à donner naissance à de nouveaux langages.