[Chronique] Des cordes qui transmettent directement des émotions et des pensées — Guitaristes du monde entier et du Japon
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Prologue : La guitare, un « appareil d’enregistrement corporel »
Texte : mmr|Thème : Expliquer les principaux guitaristes du monde et du Japon du point de vue de l’époque, du genre, de la technique et de la philosophie.
La guitare est plus qu’un simple instrument de musique ; dans l’histoire de la musique depuis le XXe siècle, il fonctionne comme une extension du corps qui transmet directement des émotions et des idées. Au moment où vos doigts touchent les cordes, le son est généré par les vibrations de vos doigts et atteint le monde via des amplificateurs et des effecteurs. Le son produit par une guitare agit comme un miroir, reflétant les émotions, l’état mental et même le contexte culturel d’une personne.
L’image du guitariste est différente entre le Japon et le monde. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, le blues et le rock sont devenus la base et le genre est devenu un genre dominant. Cependant, le Japon a connu un développement plus complexe et plus fluide, du boom électrique d’après-guerre au bruit underground, à l’improvisation et au post-rock. Le caractère unique des guitares japonaises émerge à l’intersection de la technique traditionnelle et de l’expression destructrice underground.
#II. World Edition : Le moment où la guitare a déclenché une révolution
1. Point éclair du rock (années 1950-60)
Chuck Berry a construit l’épine dorsale du rock’n’roll grâce à la fusion de la guitare rythmique et des phrases. Le découpage de la main droite constitue la base d’un rythme de danse, tandis que les phrases de la main gauche dessinent une mélodie unique bien qu’elles soient dérivées du blues. La musique de Berry a montré que la guitare électrique pouvait devenir un symbole de rébellion et de liberté juvénile.
Jimi Hendrix a fait exploser le potentiel de la guitare électrique. Il a pleinement utilisé des effets tels que le feedback, la pédale wah et le phaser pour faire sonner la guitare comme une « voix ». Dans ses performances live, il combine improvisation et expression subversive, transformant la guitare d’un simple instrument d’accompagnement à un moyen d’expression central.
Lou Reed (The Velvet Underground) utilise des progressions d’accords simples et des dissonances pour apporter une subversion artistique à sa musique. C’était pop, mais provocateur, et contenait un esprit underground.
2. Un guitarisme expérimental et rebelle (années 1970-80)
Robert Fripp (King Crimson) a établi une approche innovante du rock progressif, utilisant des rythmes complexes et des couches improvisées.
Thurston Moore et Lee Ranaldo (Sonic Youth) intègrent activement le hasard dans leur travail, en utilisant des guitares spécialement réglées et préparées. Utilisant le bruit comme moyen d’expression, il a montré que la guitare est un outil permettant de représenter non seulement des mélodies et des accords, mais aussi de l’espace et des émotions.
Glenn Branca a réuni un orchestre de guitares qui permet l’expression de l’acoustique urbaine. La structure en couches d’harmonie et de bruit créée par plusieurs guitaristes a eu une influence majeure sur le shoegaze et le noise rock ultérieurs.
Fred Frith met l’accent sur la contingence dans l’improvisation et maximise les possibilités physiques de la guitare. En manipulant le médiator, les cordes et le corps de diverses manières, il a créé des expressions qui allaient au-delà des techniques traditionnelles.
3. Entre silence et rugissement (années 1990-2000)
Kevin Shields (My Bloody Valentine) est un représentant du shoegaze utilisant un mur rugissant. Il a créé un nouveau style qui spatialise le son grâce au feedback et à la modulation et exprime l’émotion à travers la « texture » du son.
David Pajo (Slint/Papa M) est un pionnier du post-rock qui structure le silence. La combinaison d’arpèges et de rythmes délicats crée un contraste entre immobilité et mouvement, créant un monde sonore narratif.
Jim O’Rourke fusionne les sons expérimentaux et la mélodie pour développer un travail de guitare qui traverse les genres. Cela a permis d’obtenir à la fois l’acoustique et l’esprit chantant.
** Bonne chance à vous ! Black Emperor** traite la guitare comme un outil de poésie épique, peignant des paysages urbains et sociaux avec de longues chansons.
4. Passeurs de frontières modernes (années 2010-2020)
Mary Halvorson fusionne l’improvisation jazz et l’expression abstraite, transformant l’impossible avec la guitare en possible. Il est un pont entre le jazz moderne et l’avant-garde.
Ryley Walker introduit des variations spirituelles au folk moderne, fusionnant le blues, le jazz et le rock. La guitare est un véhicule de narration et un miroir de la complexité émotionnelle.
Yves Tumor traverse le bruit, la pop et l’expression physique. La guitare est traitée comme une voix ou un effet sonore, et devient un moyen d’expression qui transcende le cadre d’un instrument.
Ichika Nito / Yvette Young est une experte technique de la génération SNS. Avec des polyrythmies complexes, des tapotements et une construction d’harmonies, il a révolutionné la technique de la guitare à l’ère numérique.
#III. Japon : silence et histoire rugissante des guitaristes
1. Après la guerre et l’avènement de l’électricité (années 1950 à 1970)
Takeshi Terauchi a dirigé le boom électrique dans le Japon d’après-guerre. Il a transmis l’attrait de la guitare aux jeunes avec ses performances techniques et divertissantes.
Char traduit le blues en japonais et élargit l’expression de la guitare dans la culture musicale japonaise. Sa mélodie et sa technique uniques lui ont valu une renommée nationale et internationale.
Masayoshi Takanaka a donné à la musique de guitare japonaise une couleur unique en fusionnant fusion et douceur tropicale. Il se caractérise par une fusion de technique et d’émotion.
2. Mouvement clandestin (années 1970-80)
Takashi Mizutani (Les Rallizes Dénudés) a eu une énorme influence sur la scène noise/underground japonaise avec son noise de guitare décadent et ses performances psychédéliques.
Seiichi Yamamoto (Ennui / Omoide Hatoba) :
- Période des ennuis : Performance rituelle de rythme et de destruction. Une fusion de noise, d’improvisation et de psychédélique.
- Solo~Période Omoide Hatoba : Mélodie introspective et expression psychédélique. Réaliser la coexistence de l’esprit du chant et du bruit.
- Il incarne l’expression inconsciente cachée dans le rock japonais, et son influence sur les guitaristes ultérieurs est incommensurable.
Keiji Haino :
- Le guitariste physique ultime : manipulez simultanément la guitare, la voix et le corps pour créer un monde sonore extrême grâce à l’improvisation.
- Techniques : Intègre toutes les expressions physiques telles que le crochetage, le glissement, le jeu de l’archet, la manipulation d’objets résonants, les cris de basse, les voix étranges, les sifflements, etc.
- Idéologie : La musique est une extension du corps et la guitare est un miroir d’émotion et d’esprit. Sublimer le ton destructeur comme expression émotionnelle.
- Grands travaux :
- Série « Live at Improvised Music from Japan » : enregistrements de performances improvisées extrêmes
- Performance live avec MERZBOW : Dialogue entre bruit et expression physique
- Collaboration avec Seiichi Yamamoto : Improvisation où s’entremêlent introspection et destruction
- Fonctionnalités en direct :
- Longue improvisation de plusieurs heures
- Performance utilisant l’ensemble du corps (cordes, corps, voix)
- Performance expérientielle qui fait appel non seulement à l’audition, mais aussi aux sensations spatiales et physiques
- Influence : Laisse une empreinte énorme sur l’ensemble de la scène underground japonaise et devient un phare spirituel pour les guitaristes et musiciens expérimentaux ultérieurs.
MERZBOW (Masami Akita) poursuit la forme pure du bruit. Utilisant des guitares et du matériel électronique, il développe une expression extrême.
3. Architecture post-rock et lyrique (années 1990-2000)
MONO est un groupe post-rock qui représente la lumière et la prière avec la guitare. Il se caractérise par sa longue structure de chant et ses arpèges lyriques.
toe explore la guitare comme structure rythmique. Équilibrer la précision mathématique et l’expression émotionnelle.
envy a créé une expression émotionnelle unique en fusionnant le hardcore passionné avec un travail de guitare lyrique.
Boris a acquis une renommée internationale pour son son rugissant et sa fusion de divers genres.
Zeni Geva fusionne le métal et le bruit pour créer des expressions d’improvisation destructrices.
4. La nouvelle génération de solitaires (années 2010-2020)
Ichika Nito est un artiste talentueux de la génération SNS, utilisant pleinement la polyrythmie, le tapping et la construction d’harmonies. Diffusé dans le monde via YouTube.
Ichiko Aoba utilise une guitare acoustique pour exprimer des contes folkloriques oniriques.
Tabito Nanao fusionne guitare et paroles pour développer des expressions musicales poétiques modernes.
Influences après Seiichi Yamamoto : Un jeune guitariste apparaît qui hérite des expressions introverties, improvisées et underground.
#IV. Redéfinir la guitare : appareil, corps, prière
La guitare n’est pas seulement un instrument de musique, mais un outil d’expression de soi.
- Philosophie du pédalier : Création sonore = ego design. Chaque pédale devient une extension de la personnalité du joueur.
- Loop/Glitch/DAW : « mémoire des doigts » étendue. Un seul artiste peut interpréter une expression orchestrale.
- Seiichi Yamamoto x Jim O’Rourke : Relier le monde depuis le sous-sol de Kyoto. A influencé la musique improvisée et expérimentale tant au niveau national qu’international.
Keiji Haino considère la guitare comme une extension de son corps et de son esprit, et c’est une présence qui ébranle les sens de l’auditeur avec les extrêmes du son. La trinité improvisation, destruction et expression devient une coordonnée importante dans l’histoire de la guitare underground japonaise.
V. Conclusion : Le son persistant des cordes qui ne cesse de sonner
La guitare a toujours été un symbole de liberté d’expression, de l’underground au monde. L’ère est arrivée où « la température et l’idéologie de l’interprète » sont plus importantes que la technique.
Le tremblement des cordes de guitare continue de résonner à travers les âges.
Chronologie (1950-2020)
Discographie
| Artiste | Œuvres représentatives | Liens |
|---|---|---|
| 山本精一(Seiichi Yamamoto) | 『カフェ・ブレイン』 | Amazon |
| 灰野敬二(Keiji Haino) | 『Watashi Dake?(わたしだけ?)』 | Amazon |
| BORIS | 『Gensho(with Merzbow)』 | Amazon |
| MONO | 『Hymn to the Immortal Wind』 | Amazon |
| Kevin Shields / My Bloody Valentine | 『Loveless』 | Amazon |
| Sonic Youth | 『Daydream Nation』 | Amazon |
| Chuck Berry | 『The Great Twenty-Eight』 | Amazon |
| Char(竹中尚人) | 『Smoke』 | Amazon |
| 寺内タケシ | 『エレキ・ギターのすべて』 | Amazon |
| 青葉市子 | 『0(ゼロ)』 | Amazon |
| toe | 『the book about my idle plot on a vague anxiety』 | Amazon |
| Yvette Young / Covet | 『technicolor』 | Amazon |
| Fred Frith | 『Guitar Solos』 | Amazon |