[Chronique] Révolutionnaires du rythme : les pionniers du rythme des batteurs qui relient le Japon et le monde
Column fr Experimental Improvisation Jazz Rock
Le battement de cœur du monde et du Japon : des rythmes qui relient la surface et le sous-sol — entre silence et impulsion, tradition et expérimentation —
Texte : mmr|Thème : La généalogie du « rythme » qui parcourt le monde et le Japon ─ 200 ans d’histoire de batteurs qui relient l’underground et l’underground
Dans l’ombre des batteurs qui ont été au centre de l’histoire se cachent des expérimentateurs underground en avance sur leur temps. Même à l’époque où Buddy Rich et John Bonham dominaient la scène principale, un autre battement de cœur battait quelque part dans un entrepôt ou un petit bar de jazz. Elles étaient souvent trop excessives, trop libres et difficiles à comprendre. Cependant, un nouveau rythme est né de cet « espace vide ».
Les batteurs underground jouaient du temps plutôt que des instruments. Ce n’était ni une nation ni un genre, mais le langage d’une « communauté sensorielle ».
Introduction : Qu’est-ce que le rythme ? Une histoire culturelle du souffle et de la respiration
Les instruments à percussion sont le début de la musique et le battement du cœur du monde. Les tambours des villages africains remplacent les paroles et les congas latino-américaines sont une continuation de la prière. Et dans les villes après la révolution industrielle, il s’est synchronisé avec le rythme des machines. La batterie est née au début du 20ème siècle. La combinaison de la caisse claire, de la grosse caisse et du charleston a été conçue comme une extension des membres humains, Le jazz en a fait une « structure d’improvisation ».
Gene Krupa, Buddy Rich, Art Blakey── Ce qu’ils ont frappé n’était pas tant le rythme que l’existence même. Le rythme n’est ni la dominante ni l’accompagnement, mais le « battement de cœur » de la communauté du groupe. Le batteur qui en jouait était aussi un philosophe.
Chapitre 1 : Le battement de cœur du monde — Généalogie de la révolution rythmique
1-1. L’âge d’or du jazz : d’Art Blakey à Elvin Jones
Comme le symbolise « Moanin » d’Art Blakey, À l’âge d’or du jazz, la batterie était au centre du « dialogue ». Blakey, le leader, nourrit les jeunes grâce au tambour. Elvin Jones est devenu la « force motrice cosmique » de Coltrane. Le rythme n’était pas seulement un groove, mais une expansion du temps et de l’espace.
1-2. Explosion de roche : Ginger Baker et John Bonham
Dans les années 1960 et 1970, les tambours sont devenus un symbole de rébellion. Ginger Baker (Cream) a introduit l’Afro-polirhythm au rock ; John Bonham (Led Zeppelin) a fait du « solo de batterie » un art avec sa pression sonore explosive. La réverbération de la caisse claire dans “When the Levee Breaks” de Bonham est Il est également devenu le prototype des rythmes hip-hop ultérieurs.
1-3. Axe orthodoxe : Buddy Rich, Tony Williams, Steve Gadd
Buddy Rich est un symbole de vitesse, Tony Williams est un symbole de liberté et Steve Gadd est un symbole de précision. L’« image idéale du batteur » qu’ils ont créée était la trame même de la musique du XXe siècle. Cependant, au même moment, des tambours qui s’écartent de la discipline se tordaient sous terre.
1-4. Le battement de cœur de l’Afrique : Tony Allen et la révolution politique
Tony Allen, mieux connu comme l’acolyte de Fela Kuti, est l’homme qui a inventé « l’Afrobeat ». Le rythme était un symbole de « contestation de l’ordre établi » et représentait l’énergie du peuple du Nigeria sous le régime militaire. Les tambours étaient politiques. Le son était une protestation.
1-5. Impact de l’avant-garde européenne : Han Bennink, Christian Lillinger
Han Bennink, des Pays-Bas, frappe sur les chaises et les murs de la scène. Pour lui, le « son » est une rencontre avec un objet lui-même. L’Allemand Christian Lillinger manipule les polyrythmies comme des structures de données pour relier la musique contemporaine et la culture des clubs. Les batteurs expérimentaux européens ont critiqué le rythme comme une « philosophie ».
1-6. Amérique du Nord souterraine : Greg Fox, Deantoni Parks
Greg Fox (ex-Liturgy) est une fusion de black metal et d’improvisation. Deantoni Parks (The Mars Volta) joue du sampler d’une main et de la caisse claire de l’autre. Utilisez votre corps pour résoudre le défi du 21e siècle de la « coexistence des humains et des machines ». Leur performance se situe quelque part entre rituel religieux et technologie.
Chapitre 2 : Les battements de cœur du Japon – Des rythmes qui se connectent au-dessus et au-dessous du sol
2-1. Après Ponta — De l’artisan au penseur
Ce que Shuichi Murakami « Ponta » a créé, c’est le sentiment de « taper en japonais ». Cependant, depuis les années 1990, une nouvelle génération est apparue qui a démantelé cette grammaire. Ils ont redéfini la gravité de la musique en « décalant les écarts ».
2-2. YOSHIMIO (BOREDOMS / OOIOO) et Yo2ro — Lâchez le tambour dans l’espace
Yoshimi Yokota = YOSHIMIO est l’un des batteurs les plus libres au monde. L’ensemble de tambours géants de Boredoms « 77BOADRUM » était un rituel qui a secoué la ville. Pour elle, la batterie n’est pas seulement un instrument de percussion, mais les « vagues de la vie ».
De plus, Yo2ro est actif dans Boredoms et d’autres projets de musique expérimentale. En manipulant librement les aspects verticaux et horizontaux de la polyrythmie, il fait écho au rythme cosmique de YOSHIMIO. Le piège de Yo2ro a le pouvoir de transformer l’espace à chaque fois qu’il est frappé. Il attire l’attention en tant que symbole des batteurs d’avant-garde japonais.
2-3. Les rebelles du rock après Yuya Uchida : Tatsuya Nakamura, Junji Ikebata
Tatsuya Nakamura a fait du tambour quelque chose qui est à la fois violence et poésie. Au-delà du contexte de « Kiyoshiro Imawano » et de « Blankey Jet City », Un être qui incarne les cris du corps sous forme sonore. Junji Ikebata joue de la batterie qui traduit le blues en japonais. Le bâton a le style et la rébellion Showa.
2-4. Expérience et méditation : Tatsuhisa Yamamoto, Yasuhiro Yoshigaki, Hachito Matsumoto, Keiji Haino
Tatsuhisa Yamamoto (Akira Sakata, avec Jim O’Rourke) émet un son qui ressemble à celui d’un choc dans les airs. Son rythme visualise le moment où le temps s’arrête. Yasuhiro Yoshigaki (ROVO, Orquesta Nudge! Nudge!) intègre les structures de la musique club et l’improvisation. Hachito Matsumoto (ex-Paellas) fait ressortir l’ambiance urbaine de l’ère post-indie. Les frappes de Keiji Haino transcendent les frontières du bruit, de l’improvisation et de la prière. Le thème des deux œuvres est « l’impulsion en silence ».
2-5. Flow nouvelle génération : Shun Ishiwaka, Utena Kobayashi, Akira Sakamoto, Yo2ro
Shun Ishiwaka est un symbole du J-Jazz de Tokyo, mais il traverse aussi librement les domaines de la pop comme le millennium parade et le cero. Utena Kobayashi (polyrythmie noire de type midi + structure semblable à un tambour japonais) transcende le genre et le genre. Akira Sakamoto (DOWNY, MONO NO AWARE) se situe à la frontière entre tranquillité et violence. Et Yo2ro, basé sur l’expérience cultivée dans la musique contemporaine et les projets d’improvisation dont Boredoms, L’intersection du rythme traditionnel et de l’improvisation avant-gardiste résonne dans les villes modernes. Ils reconstruisent le « rythme individuel » = la grammaire du monde.
Chapitre 3 : Le futur du rythme — une nouvelle relation entre les machines et les corps
Batteries IA, déclencheurs MIDI et dispositifs haptiques. L’avenir des instruments à percussion est aussi une tentative de redéfinir la physicalité humaine. Cependant, quels que soient les progrès technologiques, L’origine du rythme est la « respiration » et le « battement de cœur ».
Comme le dit Jeff Mills, “Les boîtes à rythmes sont l’avenir du jazz.” Lors de ses concerts, le TR-909 sonne comme un être vivant. Et comme continue Keiji Haino, “Le silence fait partie de la musique.”
Chapitre final : Généalogie des battements de cœur — Un rythme qui parcourt le monde et le Japon
Les battements de cœur du monde et ceux du Japon se croisent définitivement en ce moment. Un loft à New York, un entrepôt à Berlin, un studio en sous-sol à Tokyo. Les tambours continuent de battre comme un battement de cœur partout.
“Soul Beat” d’Art Blakey Le « poème explosif » de John Bonham “L’explosion silencieuse” de Keiji Haino “Le son de la respiration” de Tatsuhisa Yamamoto Le rythme cosmique de YOSHIMIO et Yo2ro.
À première vue, ils semblent être des mondes différents. Cependant, le rythme qui habite le cœur des auditeurs est le même. C’est « le battement de cœur qui relie la surface et le sous-sol »── Et c’est un souvenir musical qui perdurera dans le futur.
Discographie
| Artiste | Albums | Année | Lien |
|---|---|---|---|
| Art Blakey & The Jazz Messengers | Moanin’ | 1958 | Amazon |
| Elvin Jones | Live at the Lighthouse | 1972 | Amazon |
| Tony Allen | HomeCooking | 2002 | Amazon |
| John Bonham (Led Zeppelin) | Led Zeppelin IV | 1971 | Amazon |
| Ginger Baker (Cream) | Wheels of Fire | 1968 | Amazon |
| Jeff Mills | Live at the Liquid Room, Tokyo | 1996 | Amazon |
| Tony Williams | Lifetime: Emergency! | 1969 | Amazon |
| 村上“ポンタ”秀一 | Rhythm Designer | 1994 | Amazon |
| 日野元彦 | Alone Together | 1979 | Amazon |
| 吉田達也 (Ruins) | Hyderomastgroningem | 1993 | Amazon |
| 灰野敬二 | Watashi Dake? | 1981 | Amazon |
| 山本達久 | Red Oni | 2010 | Amazon |
| 芳垣安洋 (ROVO) | Pyramid | 2005 | Amazon |
| 坂田学 | One | 2016 | Amazon |
| Jim O’Rourke × 山本達久 | Simple Songs | 2015 | Amazon |
| Keiji Haino & Merzbow & Balázs Pándi | Become the Discovered, Not the Discover | 2019 | Amazon |