[Chronique] Tentation 10 pouces : L'esthétique du son racontée par le format
Column fr 10inch History Jazz Punk Vinyl
« Format intermédiaire » de 10 pouces
Texte : mmr|Thème : Ni 7 pouces ni 12 pouces. L’esthétique du son et les souvenirs du temps racontés par le moyen format 10 pouces
Disque de 10 pouces. Il y a une certaine ambiguïté dans ce mot. Il a une présence unique mais à moitié finie qui est différente de l’effet immédiat d’un single de 7 pouces ou de la sensation satisfaisante d’un LP de 12 pouces. Si l’on regarde l’histoire des records, on voit comment ce « format intermédiaire » a marqué un tournant dans les temps.
10 pouces n’est pas seulement une question de taille. C’était aussi une autre philosophie qui redéfinissait la « durée » et la « densité du son ». La restriction d’environ 10 minutes par face obligeait les artistes et les ingénieurs du son à choisir la « condensation », et le résultat était un son étonnamment bien défini et une expérience d’écoute qui exigeait de la concentration.
“Juste le temps de prendre un verre avant que vous ayez fini d’écouter.” L’esthétique du 10 pouces réside dans cette notion du temps.
Le 10 pouces comme histoire de la technologie : équilibre entre vitesse de rotation, largeur de rainure et qualité sonore
L’attrait du 10 pouces ne peut pas s’expliquer simplement par le fait qu’il se situe « entre les tailles ». Il est construit sur un équilibre exquis tant physiquement qu’acoustiquement.
Né au début des années 1950 entre 33⅓ tours LP et 78 tours SP, le disque de 10 pouces avait une durée d’enregistrement d’environ 10 à 12 minutes par face. Cette durée correspondait à « l’unité de performance » la plus naturelle des séances de jazz et de classique de l’époque. Un moment qui peut facilement accueillir une prestation complète. C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreuses étiquettes ont adopté le 10 pouces avant de passer au 12 pouces.
De plus, la petite surface de la carte réduit la distorsion interne, rendant la montée du son plus claire. Parmi les ingénieurs de découpe, on dit souvent que le son du 10 pouces a un noyau. Cette caractéristique était particulièrement efficace pour les musiques qui mettent l’accent sur la fraîcheur des médiums plutôt que sur l’extension du grave.
L’âge d’or du 10 pouces des années 1950 : le terrain d’expérimentation du jazz et de la musique classique
Le 10 pouces connaît son apogée à l’aube du jazz au début des années 1950. Des labels comme Blue Note, Prestige et Clef ont limité l’expérimentation des artistes au format 10 pouces.
Miles Davis « Jeune homme avec une corne » (1952), Thelonious Monk « Thelonious Monk Trio » (1954), Charlie Parker « C’est le moment » (1953). Toutes ces œuvres étaient comme des « courts métrages » qui recherchaient la meilleure composition dans les limites de 10 pouces.
Avant l’avènement du LP 12 pouces, le 10 pouces était le terrain d’essai du nouveau concept de « LP ». À une époque où le format des œuvres de longue durée n’était pas encore déterminé, le format 10 pouces donnait à l’artiste un sentiment de « cohésion » et laissait en même temps la densité d’un « moment découpé ».
Ce qu’il ne faut pas négliger, c’est l’évolution du design des vestes. Blue Note, qui a précédé l’apparition de Reid Miles, était connu pour ses compositions simples utilisant la typographie et les marges des photos, mais le nombre d’or était plus joliment exprimé à l’ère du 10 pouces.
Le retour de la taille oubliée : dans le contexte du punk, de l’alternatif et de l’indie
Finalement, les LP de 12 pouces ont dominé le marché et les 10 pouces ont été relégués aux marges de l’histoire. Cependant, dans les années 1980, les tendances punk et indie ont ramené le format.
La raison était simple. “Plus qu’un 7 pouces et plus léger qu’un LP.” Les coûts de production restent bas et la distribution est facile. De plus, la taille étrange créait une impression de « bricolage » et d’« édition limitée ». “Death Valley ‘69” de Sonic Youth et “Watery, Domestic” de Pavement. Tous sont apparus au format 10 pouces, présentant une « esthétique en tant que produit », y compris les illustrations.
Radioheadが『Com Lag (2plus2isfive)』を10インチで発表したとき、そこには明確な意図があった。フルアルバムでもなく、シングルでもない。バンドが自らの実験的側面をリスナーと共有するための最適な媒体として、10インチは再び意味を取り戻したのだ。
La culture du 10 pouces au Japon : minimalisme et savoir-faire
Au Japon, les disques de 10 pouces sont souvent traités comme des « disques rares ». Cependant, du fait de sa rareté, il crée un attachement particulier à son égard.
La technologie de précision de Toyo Kasei et d’autres usines de presse nationales montre sa vraie valeur dans des formats délicats comme le 10 pouces. Le silence du tableau, la douceur des mains et la couleur de l’impression. Chacune est le résultat de la sensibilité d’un artisan.
近年では、細野晴臣の10インチ再発盤や、七尾旅人『リトルメロディ』、坂本慎太郎『ディスコの神様』など、10インチをあえて選ぶアーティストも増えている。それは単にノスタルジーではなく、“聴く時間”を再設計する行為なのだ。
“C’est court, mais intense.” L’esthétique japonaise du « ma » se fond naturellement dans le format 10 pouces.
Redéfinir les supports physiques : la philosophie du futur format 10 pouces
À l’heure du streaming, les différences de format ne devraient rien avoir avec le son. Cependant, l’existence d’un appareil photo de 10 pouces ébranle cette hypothèse.
Un temps de lecture court encourage la concentration. La petite taille crée de l’intimité. Les contraintes physiques, en revanche, soulignent les contours de l’acte d’« écouter ».
Lorsque nous prenons un appareil photo de 10 pouces, nous captons également le « temps ». C’est une expérience musicale consciente de la fin, contrairement à une playlist qui coule sans fin grâce à un algorithme. Lâchez l’aiguille et retournez la planche. Cette série d’actions est « l’esthétique de l’inefficacité » dont parle aujourd’hui le 10 pouces.
Dernier chapitre : Le temps dans la paume de votre main, la « densité sonore » de 10 pouces
10 pouces est incomplet mais complet. Il ne s’agit pas d’une longue histoire ou d’une nouvelle, mais d’un format « nouvelle ». La musique dans la paume de votre main. Cependant, sa densité n’est pas inférieure à 12 pouces.
Un format n’est pas seulement un conteneur, mais une idée. Réévaluer le 10 pouces, c’est reconsidérer la façon dont la musique est écoutée.
Il y a toujours un « juste milieu » entre les technologies. C’est dans cette ambiguïté que résident la liberté d’expression et l’esprit d’expérimentation. La taille de 10 pouces nous le dit tranquillement.