[Chronique] Musique silencieuse : redécouvrir l'acte d'écouter

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[Chronique] Musique silencieuse : redécouvrir l'acte d'écouter

Prologue : Qu’écoute-t-on en musique sans le son ?

Texte : mmr Thème : Après « 4 minutes et 33 secondes » de John Cage, le silence est devenu un autre aspect de la musique. Qu’est-ce qu’écouter ? Considérer la reconstruction de la relation entre l’humain et le monde racontée par la musique sans le son

Lorsque « 4’33 » de John Cage fut créé à New York en 1952, le public était perplexe et agité. Le pianiste ne joue pas une seule note. Cependant, la salle était remplie de bruits : toux, grincements de chaises et vent dehors. À ce moment-là, il est devenu clair que la musique n’est pas seulement des sons composés, mais l’acte même d’écouter.

Cage parle. “Il n’y a pas de silence. Tout est sain.” Cette philosophie a considérablement élargi le domaine de la musique et a été transmise à l’art sonore, à l’enregistrement sur le terrain et à la musique d’ambiance du 21e siècle.


Chapitre 1 : Qu’est-ce qu’écouter du son ? — L’écoute comme rééducation sensorielle

Nous faisons trop d’« écoute inconsciente » dans notre vie quotidienne. Sons de notification sur smartphone, annonces de métro, bruits de la rue. Ils reculent au second plan de la conscience et ne deviennent qu’un élément d’information.

Cependant, Cage et les compositeurs de musique concrète nous ont encouragés à pratiquer l’écoute redécouverte. L’écoute est un acte de renouvellement de son rapport au monde, C’est une attitude qui consiste à accepter « les sons qui existent déjà » plutôt que de choisir un son.

Cette attitude se retrouvera plus tard dans la musique ambiante de Brian Eno. il parle. «La musique d’ambiance est une musique qui existe avec l’environnement, même si vous ne l’écoutez pas consciemment.»


Chapitre 2 : Généalogie du silence — De la cage à l’art sonore contemporain

Après Cage, le « silence » est devenu une sorte de matériau musical. Vous trouverez ci-dessous une chronologie montrant sa généalogie.

timeline title 沈黙と聴取の芸術史(1950–2020) 1952 : ジョン・ケージ《4分33秒》初演 — 沈黙の概念を提示 1967 : マックス・ニューハウス「サウンド・ウォーク」— 都市を聴く行為としてのアート 1978 : ブライアン・イーノ『Ambient 1: Music for Airports』— 聴く空間のデザイン 1994 : 坂本龍一「スコラ」シリーズ — 音と時間の哲学的考察 2005 : ジャネット・カーディフ「Audio Walks」— 移動と聴覚の体験化 2020 : AIサウンド生成と沈黙の再定義 — “無音”がデータとして分析される時代

Dans cette tendance, le silence a été traité non pas comme un « espace vide » mais comme une « possibilité ». Autrement dit, lorsque l’acte d’écoute devient un thème, la musique transcende son cadre. **


Chapitre 3 : La musique comme environnement — la naissance des paysages sonores

À la fin des années 1960, le compositeur canadien R. Marie Schaefer a proposé le concept de « paysage sonore ». Il s’agissait d’une tentative de comprendre le son comme faisant partie de la société, de la culture et de l’environnement naturel.

“Nous vivons dans un paysage sonore. Écouter, c’est comprendre l’environnement.”

L’agitation de la ville, le bruissement de la forêt, le murmure de la rivière, les enregistrer et les monter est devenu un acte musical en soi. Cette idée se poursuit dans la culture actuelle de l’enregistrement sur le terrain et dans les artistes qui intègrent les sons environnementaux (Ryuichi Sakamoto, Chris Watson, etc.).


Chapitre 4 : Éthique du silence — Empathie provoquée par « l’écoute »

L’acte d’écouter n’est pas seulement une sensation. C’est aussi une attitude éthique d’ouverture aux autres.

Dans le domaine de la musicothérapie, « l’écoute des sons » est souvent combinée à une formation à « l’acceptation des autres ». Le sociologue James Calhoun souligne également que « le silence dans les espaces publics est en train de disparaître ». Jouer constamment de la musique de fond, flux constant d’informations. Avons-nous peur du « temps sans son » ?

Retrouver le silence, c’est aussi retrouver la capacité d’écouter de la musique.


Chapitre 5 : Le silence à l’ère numérique — Au milieu d’une mer de bruit

Ce que proposent Spotify et YouTube, c’est un « silence choisi ». Par exemple, les playlists « Lo-Fi Chill » et « Focus » sont remplies de « sons » destinés à créer le silence. Paradoxalement, il y a une consommation de production de tranquillité.

D’un autre côté, la technologie de génération musicale IA continue de produire des sons infinis. Parmi ceux-ci, ce que les auditeurs recherchent peut-être est un « moment sans son ». En d’autres termes, la valeur du silence à l’ère de la saturation numérique refait surface.


Illustration : La structure de l’écoute — l’équilibre entre le son et le silence

graph TD A[聴く行為] --> B[外的音(環境音・音楽)] A --> C[内的音(記憶・思考・身体感覚)] B --> D[選択的聴取:音楽を聴く] C --> E[反響的聴取:自分を聴く] D --> F[創造的沈黙:作曲・即興] E --> F

Comme le montre ce diagramme, « écouter » n’est pas un acte passif, mais un acte créatif. Le silence ne fonctionne pas comme un espace pour jouer de la musique, mais comme un espace de réflexion et d’empathie.


Conclusion : L’avenir du silence – Vers une politique de l’écoute

Le silence deviendra probablement une nouvelle forme de résistance dans la culture musicale du futur. Surcharge d’informations, plaisir instantané et sélection musicale algorithmique. Dans ce contexte, l’écoute devient une sorte d’exercice d’écoute lente.

Quand on retrouve le verbe « écouter », La musique nous connecte à nouveau au monde.


Chronologie de référence : Expansion de la philosophie du silence et du son

Année Événements Personnes principales
1952 《4:33》 Première John Cage
1967 Concept « Soundwalk » proposé Max Newhouse
1977 Édition « Tuning du monde » R. Marie Schaefer
1982 L’essor de la musique d’ambiance Brian Eno
Années 2000 Expansion de la culture de l’enregistrement sur le terrain Chris Watson, Ryuichi Sakamoto
Années 2020 Revaloriser le « silence » avec la musique générée par l’IA Artistes sonores de divers pays
Monumental Movement Records

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