[Chronique] Noise Punk / Avant-Punk ─ Quand la pulsion destructrice devient idéologie

Column fr Avant-Punk Noise Punk
[Chronique] Noise Punk / Avant-Punk ─ Quand la pulsion destructrice devient idéologie

Prologue : Pourquoi le punk a dû rompre

Texte : mmr|Thème : À propos du noise punk/avant punk, qui est un dispositif de mémoire permettant de rejeter constamment la zone de sécurité de la musique

Le noise punk/avant punk est une tentative d’autodestruction extrême née au sein du mouvement punk né à la fin des années 1970. Plutôt que les images superficielles des premiers punks, comme la vitesse et la rébellion, le punk se caractérise par ses impulsions sous-jacentes de « déni », de « refus » et de « destruction » qui s’étendent à la structure musicale elle-même.

Dans cette musique, l’habileté et le plaisir ne comptent pas. Au contraire, des phrases proches de l’injouable, des dissonances et des rythmes sur le point de s’effondrer sont activement choisis. Il y avait une méfiance évidente à l’égard de la valeur divertissante et commerciale du rock.

DNA et The Pop Group sont l’incarnation la plus radicale de cette attitude. Plutôt que de moderniser le punk, ils l’ont démantelé de l’intérieur, ouvrant ainsi un domaine d’expression complètement différent.

Le noise punk était une tentative de visualiser des idées en détruisant la musique.


Punk après Punk : effondrement des conditions préalables

Vers 1977, le punk se répand rapidement et en même temps se formalise rapidement. 3 accords, chansons courtes, attitude agressive. Ils sont rapidement devenus un style et ont commencé à être reproduits. Le noise punk/avan punk est né d’un fort sentiment de malaise face à cette situation.

Le problème pour eux était que le rock était une fois de plus réduit à une « musique facile à comprendre ». La rébellion devient un symbole et la dissidence devient à la mode. Afin de rejeter le processus lui-même, la musique s’est intentionnellement orientée dans une direction incompréhensible.

Cette attitude semblait nier le punk, mais en réalité il s’agissait d’une mise en œuvre complète de l’esprit fondamental du punk.

L’Avant-punk est né non pas pour mettre fin au punk, mais pour le purifier.


Choix du bruit

Le bruit n’est pas une décoration dans le noise punk. Cela ne remplace pas non plus la mélodie ou le rythme. C’est une manière de présenter le « rejet » comme un son.

Dans la musique rock traditionnelle, la dissonance et le feedback ont ​​été traités comme des éléments créant des sensations fortes et une exaltation. Mais dans le noisepunk, ils persistent et ne sont pas résolus. L’auditeur se voit refuser le plaisir et reste dans un état instable.

Cette structure n’est pas accidentelle, mais intentionnelle. Je ne comprends pas, je ne m’intègre pas, je ne me sens pas à l’aise. Ce sentiment était exactement l’expérience qu’ils voulaient présenter.

Le bruit n’était pas un effet musical, mais une attitude.


New York et l’ADN : la performance comme déconstruction

DNA était un groupe actif à New York à la fin des années 1970 et était un membre central du mouvement dit no wave. Leur musique est structurée de telle manière qu’elle déconstruit tous les éléments fondamentaux du rock.

La guitare ne forme pas d’accords, mais émet des notes isolées ou des bruits irréguliers. La basse et la batterie ne partagent pas un rythme et la performance est toujours au bord de l’effondrement. Le chant rejette la mélodie et se libère sous forme de mots et de cris fragmentés.

Bien que les performances de DNA soient improvisées, elles ne sont pas simplement chaotiques. Il est plutôt rempli d’un sentiment de tension pour soutenir le « moment où le rock n’est pas établi ».

DNA a réussi le paradoxe de nier le rock en jouant.


Aucun contexte de vague

Un élément essentiel du discours sur l’ADN est le mouvement éphémère de New York appelé No Wave. Il s’agissait plus d’un ensemble d’attitudes que d’un genre.

No Wave se caractérise par son rejet total des traditions du blues et du rock’n’roll. Privée du plaisir de la dance music et de la catharsis du punk, la musique est devenue extrêmement sèche.

Dans ce contexte, l’ADN se positionne comme l’entité ayant subi la déconstruction la plus poussée.

No Wave n’était pas un genre, mais une série d’actes de destruction.


The Pop Group : Une fusion de politique et de noise

The Pop Group était un groupe britannique actif à la fin des années 1970 qui combinait le punk, le funk, le dub et le free jazz dans une fusion radicale.

Leur musique est à la fois physique et chaotique. Des coupes de guitare tranchantes, des rythmes instables et des voix agressives résonnent en même temps, sans centre clair.

L’importance de The Pop Group était que sa musique était explicitement politique. Les critiques du capitalisme, de la société de consommation et des structures de pouvoir étaient ancrées non seulement dans les paroles mais dans la structure même du son.

Le Pop Group a fait du bruit un langage politique.


Comparaison de deux styles avant-gardistes

flowchart LR A[Avant-Punk] --> B[構造の解体] A --> C[政治的衝動] B --> D[DNA] C --> E[The Pop Group]

Bien que DNA et The Pop Group s’inscrivent dans le même contexte avant-punk, leur orientation est différente. L’un se concentrait sur la destruction de la structure rocheuse elle-même, l’autre musicalisait sa colère contre les structures sociales.

Cette différence montre que l’avant-punk n’était pas une méthodologie unique.

L’avant-garde ne consistait pas à regarder dans la même direction, mais à exprimer plusieurs refus en même temps.


Chronologie : La formation du noise punk/avan punk

timeline 1976 : パンクの拡散と様式化 1977 : ニューヨークでノー・ウェイヴ的動向が発生 1978 : DNA 活動開始 1979 : The Pop Group 主要作品発表 1980 : アヴァン・パンク的手法の拡散

Cette tendance s’est produite de manière intensive sur une courte période et a laissé une profonde influence sur la musique alternative ultérieure.

Même si l’histoire du noise punk est courte, ses répliques se poursuivent longtemps.


Impact et durabilité

Bien que le noise punk/avant punk n’ait pas été un succès commercial, son influence s’étend à la musique expérimentale ultérieure, au post-punk, à l’industrie et même au noise contemporain.

Ce qui importe n’est pas un son spécifique, mais l’héritage d’une « attitude de doute continu ». Chaque fois que la musique est sur le point d’être récupérée comme plaisir, elle a joué le rôle de créer une fissure.

Le noise punk est un dispositif mémoriel qui refuse constamment la zone de sécurité de la musique.


Monumental Movement Records

Monumental Movement Records