[Chronique] Poésie du battement de cœur : le monde du percussionniste de génie iranien Mohammad Reza Mortazavi
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1. Introduction
Texte : mmr|Thème : Suivez attentivement son chemin depuis son éducation jusqu’à nos jours, en explorant le cœur de son innovation, de sa philosophie, de sa collaboration et de son expérience qu’il apporte aux auditeurs.
Mohammad Reza Mortazavi est un percussionniste rare qui réinterprète fondamentalement les instruments de percussion persans traditionnels dans une expression musicale moderne. Ses performances ne sont pas seulement une démonstration de technique rythmique, mais sont accompagnées d’une profonde spiritualité qui induit parfois une transe, invitant le public à un voyage physique et conscient. En ce sens, ses activités sont importantes dans la création de nouveaux horizons musicaux qui dépassent les oppositions binaires de « musique traditionnelle et musique expérimentale », « Orient et Occident », et « passé et futur ».
2. Première vie et origines
Mortazavi est né en 1978 (ou 1979) dans l’ancienne capitale de l’Iran, Ispahan. Ses parents ont une formation musicale et ont chaleureusement veillé sur son intérêt pour la musique dès son plus jeune âge.
À l’âge de six ans, il commence à apprendre le tombak (« tombak » en anglais, tonbak ou zarb en persan). Il a pris des cours avec un joueur de tambak traditionnel, mais après seulement quelques années, son talent a été reconnu comme dépassant celui de son professeur, et il y a une anecdote selon laquelle à l’âge de neuf ans, son professeur a admis qu’il ne pouvait plus lui enseigner.
À l’âge de 10 ans, il remporte sa première victoire au concours Tambak organisé chaque année en Iran. Depuis, il ne cesse de gagner et se fait connaître dans tout le pays comme un jeune talent. Durant cette période, sa relation avec les instruments de musique dans sa vie est allée au-delà d’un simple passe-temps et est devenue le noyau de son identité.
3. Instruments de musique traditionnels appelés tambak et duff - leur signification et leur contexte
Son instrument principal, le tombak, est un instrument de percussion traditionnel qui constitue le cœur de la musique persane. Il a un corps en forme de gobelet et est fabriqué en tapotant la surface du cuir avec les mains ou les doigts, ce qui lui confère un ton extrêmement riche et un pouvoir expressif. Grâce à une variété de techniques de jeu, le tambak s’est imposé non seulement comme instrument d’accompagnement mais aussi comme instrument soliste.
Le Daf est un grand tambour sur cadre, parfois doté d’anneaux ou de cloches métalliques, et est un instrument de musique traditionnel qui a également des usages festifs et cérémoniaux. Mortazavi ne se produit pas seulement avec des tambacks, mais aussi avec des duffs, et a développé des performances solos et collaboratives qui tirent parti des caractéristiques de chacun.
La raison derrière sa sélection de ces instruments traditionnels n’est pas seulement un retour aux instruments folkloriques, mais une forte volonté d’explorer en profondeur l’essence des instruments et d’en tirer des expressions inconnues.
4. Talent et formation des adolescents
Malgré ses succès en compétition tout au long de son enfance, Mortazavi était plus qu’un simple gagnant. En même temps qu’il maîtrisait les techniques de jeu traditionnelles, son esprit curieux se tournait vers des questions telles que « Pourquoi le tamback est-il joué de cette façon ? » et « Y a-t-il des sons qui n’ont pas encore été utilisés ? »
Il a commencé ses propres recherches sans être lié par les enseignements ou les coutumes existantes. Nous observons et pratiquons attentivement l’interaction physique entre le corps et l’instrument, comme les différentes parties de la peau, la résonance du torse, l’utilisation des doigts, la position de la paume et l’application des ongles et des articulations. Cela fait ressortir de nouveaux sons qui n’étaient pas présents dans la musique traditionnelle.
Il est également devenu enseignant dès son plus jeune âge. Il existe également une trace selon laquelle il a enseigné à des élèves plus jeunes à partir de 12 ans environ. L’enseignement lui a donné l’opportunité de verbaliser et d’organiser ses propres compétences, ce qui est devenu un cercle vertueux qui a conduit à une évolution ultérieure.
5. Innovation : 30+ nouvelles techniques de frappe/doigts
La réalisation la plus remarquable de Mortazavi est plus de 30 techniques de frappe et de doigts auto-développées. Il ne s’agissait pas seulement d’un nouveau style artistique, mais d’une innovation qui élargissait fondamentalement les possibilités physiques de l’instrument tamback.
Plus précisément, les approches comprennent :
- Utiliser différents points d’attaque : Zones d’attaque que les joueurs traditionnels n’utilisent pas, comme le centre du cuir, la jante et le corps (partie en bois).
- Diverses parties de la main : La main entière du joueur est considérée comme un instrument de musique, y compris le bout des doigts, les articulations, les ongles, la paume, la racine du pouce et d’autres parties considérées comme taboues.
- Approche polyrythmique : Une technique qui permet à plusieurs voix (couches) de sonner simultanément au sein du même instrument. Cela permet une performance de type ensemble par un seul joueur.
- Plage dynamique : Des touches extrêmement silencieuses aux coups explosifs, contrôlez librement la force, le tempo et la densité du son.
- Opération de résonance : contrôle la résonance du corps et conçoit l’arrière-goût lors de la frappe. De cette manière, la « réverbération » du son qui reste après un seul coup est utilisée comme élément d’expression.
Ces techniques ont également fait l’objet de critiques conservatrices de la part de certains maîtres traditionnels. Cependant, plutôt que de nier la tradition, Mortazavi reste déterminé à en explorer la profondeur et le potentiel.
6. Départ et tournant à Berlin, Allemagne
Au début de la vingtaine, Mortazavi a atteint un tournant dans sa carrière. A 22 ans, il se produit pour la première fois en Allemagne (Munich) et suscite un vif intérêt du public européen. Son succès lui a permis de déplacer sa base d’opérations en Allemagne.
Finalement, il établit une base à Berlin et commença sérieusement ses activités sur la scène internationale. Berlin a été la rencontre de Mortazavi avec la musique expérimentale, la musique électronique et l’art de la performance, et est devenue la ville où ses explorations artistiques se sont accélérées.
En 2003, il a remporté le RUTH Award, Newcomer Category parmi plus de 600 concurrents. Ce prix scelle sa reconnaissance internationale.
En 2010, son rêve est devenu réalité lors de sa performance solo à la Philharmonie de Berlin. La même année, il sort l’album “Green Hands”. Pour lui, cette année a été un tournant symbolique, car son identité musicale, entre tradition et expérimentation, est devenue claire aux yeux du monde.
7. Analyse des œuvres majeures et du monde musical
La discographie de Mortazavi est une carte de l’évolution de ses explorations. Ci-dessous, nous approfondirons chacune de ses œuvres majeures pour décrypter sa vision musicale et sa technique.
7.1 « Mains vertes »
Sorti en 2010, cet album constitue un départ symbolique pour Mortazavi. Bien qu’il s’agisse d’une performance solo utilisant uniquement des instruments traditionnels (tamback/duff), son innovation technologique et son design sonore sont déjà clairement imprimés. Chaque morceau présente des rythmes délicats et multicouches qui utilisent pleinement les doigts, les paumes et les ongles, donnant à l’auditeur l’illusion qu’un seul instrument a plusieurs voix.
Ce qui est remarquable, c’est que son style de frappe est non seulement rapide, mais aussi extrêmement dynamique. La résonance d’un toucher doux, la netteté d’un coup puissant et la douce gradation entre eux. Chaque fois que ses mains glissent sur la surface du cuir, touchent le bois du corps et que ses doigts rebondissent avec leurs ongles, différents tons se croisent en couches, créant une forte présence.
Aussi, l’enregistrement/mixage de cet album ne peut être ignoré. Lorsque ses instruments de percussion sont recréés dans l’espace grâce à un microphone, leurs échos et réverbérations sont capturés avec vivacité, créant un paysage sonore qui donne l’impression d’écouter un microcosme.
7.2 « Codex »
Le « Codex » est l’une des tentatives de Mortazavi pour systématiser et écrire (encoder) davantage son propre langage technique. La fusion des méthodes de jeu traditionnelles et de ses propres méthodes de jeu innovantes a encore progressé et les structures des chansons ont été très élaborées. Il ne se contente pas d’improviser, mais présente à l’auditeur le temps et le rythme conçus comme une œuvre.
Cet album est structuré de manière très précise en termes de sélection des points forts, de périodicité du rythme, d’équilibre entre répétition et changement, et on a l’impression que le propre dialogue interne de l’interprète s’extériorise tel quel.
7.3 « Transformation »
« Transformation » est une œuvre importante qui montre l’approfondissement spirituel du talent artistique de Mortazavi. Cet album a été largement présenté dans sa couverture médiatique, et le processus de son exploration philosophique et de son ouverture physique en tant que son est clairement visible.
Ce travail comprend des performances utilisant non seulement des tombacks mais aussi des duffs et autres objets acoustiques. Il présente la musique non pas comme une simple séquence de rythmes, mais comme un processus qui transforme le temps lui-même, créant une expérience de transe pour l’auditeur.
7.4 『Ritme Jaavdanegi』
L’album, sorti sur le label Latency, reflète une exploration profonde du thème central de Mortazavi, le jaavdanegi. Le titre vient du mot persan signifiant « rythme de l’éternité » et la chanson a une structure de répétition continue, de circulation et de changements subtils.
Les critiques ont cité son point de vue selon lequel « contrairement à un métronome, le pouls humain est flexible et non fixe ». Ce thème est également évident dans ses spectacles en direct, où il accorde de l’importance à la création d’un « pouls commun » avec le public.
7.5 « Prisme »
Sorti en 2022, cet album représente une nouvelle expansion de la musique de Mortazavi. Selon les informations sur les performances de Flussbad, en plus du tombback et du duff, divers objets sonores ont été introduits, notamment un sifflet d’oiseau, un petit marimba, un kalimba et de petites cymbales. Cela élargit la gamme de tons et permet une expression spatiale plus tridimensionnelle et spirituelle.
À travers cette œuvre, il a élevé son style de performance à une fusion de « minimalisme + multicouche », en mettant davantage l’accent sur l’exploration des espaces vides du son et de l’équilibre entre silence et résonance plutôt que sur l’éclat de la technique.
7.6 Derniers travaux et perspectives d’avenir
Son dernier album, Nexus (Latency), enregistré à Berlin, constitue une étape importante dans sa nouvelle orientation. Dans cette œuvre, en plus des tambours à main acoustiques qu’il utilise traditionnellement, il introduit des traitements d’effets et des traitements sonores, poussant son rythme et son langage encore plus loin dans le futur.
Comme le titre « Nexus » le suggère, il est conçu comme une œuvre qui explore l’intersection du passé et du futur, de la tradition et de l’innovation, ainsi que du corps et de l’acoustique électronique, et jouera un rôle central dans les futures performances live, collaborations et autres activités d’enregistrement.
8. Collaboration et activités inter-genres
Mortazavi a élargi son rythme et sa philosophie non seulement à travers des performances en solo mais également à travers des collaborations avec divers artistes et genres.
La collaboration avec la musique électronique/expérimentale est particulièrement remarquable. Ses EP avec Burnt Friedman (par exemple Yek) explorent des rythmes répétitifs et cycliques, fusionnant percussions traditionnelles et rythmes électroniques. Cette collaboration a créé une fusion unique de ses techniques polyphoniques et des rythmes structurels de la musique électronique.
Il a également été rapporté qu’il interagissait avec des personnes telles que Mark Fell, ce qui prouve qu’il a été profondément accepté par la communauté de la musique expérimentale.
La collaboration avec les arts du spectacle fait également partie de ses activités importantes. À travers ses collaborations avec le ballet, les spectacles de danse et le théâtre, son rythme devient le cœur de son expression physique. En fait, il semblerait qu’il ait créé des œuvres avec des chorégraphes dans des lieux tels que l’Opéra régional de Linz (Landestheater Linz).
De plus, il apparaît régulièrement dans des festivals et des ateliers à travers le monde, faisant le lien entre tradition et expérimentation.
9. Expérience en direct - physicalité, spiritualité, transe
Jouer Mortazavi en live est une expérience très physique et spirituelle. Chaque fois que sa main touche la peau, l’espace tremble et la respiration et la concentration du public sont entraînées dans le rythme. Comme il le dit lui-même : « Le rythme est l’esprit, la mélodie est le corps, et ce n’est que lorsque le corps et l’esprit s’unissent qu’ils deviennent musique. »
Son jeu mélange des structures méditatives et répétitives avec des schémas de changement rapides et complexes qui font souvent perdre la notion du temps aux auditeurs. Au moment où le tempo ralentit, le son continue avec la réverbération, et ces durées se superposent progressivement, créant une résonance au sein du corps. A l’inverse, lorsque le rythme s’accélère brusquement, la concentration du public atteint son paroxysme, l’entraînant dans une sorte d’état de transe.
Une expérience en direct comme celle-ci n’est pas seulement quelque chose que vous entendez avec vos oreilles, mais une expérience que vous pouvez « ressentir » avec votre corps. Mortazavi crée une résonance avec le public à mesure qu’il se produit, lui faisant partager un « pouls commun » à chaque instant. Le processus a un aspect rituel qui relie l’instrument et la personne, l’interprète et le public.
10. Historique des critiques, récompenses et reconnaissances
Mortazavi a reçu une reconnaissance internationale pour ses compétences, son sens artistique et son innovation. En 2003, il a remporté le RUTH Newcomer Award. Il a également suscité beaucoup d’intérêt de la part des médias, et son style et sa philosophie ont été présentés dans divers médias tels que le Deutschlandfunk allemand, Pitchfork, Hardwax et Boomkat.
En particulier, Pitchfork a attiré l’attention sur la flexibilité des pulsations humaines et la nature improvisée des rythmes qu’il jouait, et les a décrits comme « une musique qui incarne l’humanité et la plasticité du temps ». Hardwax et d’autres ont loué la précision sonore et la profondeur spirituelle de ses plus de 30 nouvelles techniques.
De plus, leur aspect physique et leur spiritualité sont souvent soulignés dans les critiques en direct. Drummerszone et d’autres ont décrit en détail les points de frappe, les parties des mains et les opérations de résonance qu’il utilise, notant que ses mains semblent jouer sur un « système audio ».
Ces évaluations démontrent qu’il n’est pas seulement un interprète talentueux, mais également un penseur musical et un philosophe du rythme très apprécié.
11. Philosophie/Spiritualité : Rythme, Temps, Conscience
Lorsqu’on parle de la musique de Mortazavi, ce qui est plus important que sa technique est sa perspective philosophique. Il considère le rythme non seulement comme des divisions temporelles ou des grooves, mais comme quelque chose de profondément lié à l’esprit.
Ses structures répétitives rappellent la méditation, et son traitement du sustain et de la résonance des sons emporte l’auditeur à travers le temps. Cycles de tempo, changements subtils, changements et persistance simultanée - ce sont autant de moyens pour lui de « sculpter » le temps et des dispositifs pour transformer l’espace en un royaume rempli de spiritualité.
Il considère également la résonance avec le public (co-pulse) comme un élément important de la performance. Lors de ses performances live, le public n’est pas seulement un auditeur, mais un co-créateur qui participe à la génération rythmique de la scène. Il construit un dialogue rythmé entre lui et le public, créant un sentiment de « communauté » même lorsqu’il joue seul.
Dans cette approche, on peut sentir une profonde volonté de surmonter les dualités telles que la tradition et la modernité, le corps et la conscience, l’individualité et la résonance, et l’immobilité et le dynamisme. Ses rythmes ne sont pas seulement des expositions de techniques, mais émergent comme des pratiques philosophiques qui remettent en question le sens de l’enquête sur soi, de la communauté et du temps.
12. Activités éducatives et d’ateliers
Mortazavi est également passionné par l’éducation de la jeune génération. Il a organisé de nombreux ateliers en Europe (notamment en Allemagne) et a enseigné à une grande variété de participants, des débutants aux joueurs expérimentés de tamback, duff et de tambours à main.
Lors d’un atelier (par exemple dans le village de Thandorf, dans le nord de l’Allemagne), il a déclaré : « La musique est amour, et l’amour ne devrait avoir aucune frontière. » Contrairement au conservatisme et au règneisme du monde de la musique traditionnelle, il est fermement convaincu que la musique doit être un lieu de libre dialogue et d’exploration, et il l’incarne dans son enseignement.
Il dirige également des ateliers « Finding the Common Pulse » dans des lieux tels que le festival de musique contemporaine Ultima d’Oslo, où il invite les participants à explorer l’universalité et le caractère inclusif du rythme, depuis les petits instruments battus à la main jusqu’à la génération de rythmes utilisant le corps lui-même.
Ces activités éducatives démontrent que son art n’est pas seulement le sien, mais qu’il constitue un pont vers la communauté au sens large.
13. Position et influence contemporaines
Les activités de Mortazavi occupent une position tout à fait unique et importante sur la scène musicale mondiale actuelle. Il n’est pas seulement un musicien traditionnel, ni un musicien électronique, ni un musicien purement expérimental. Au contraire, il traverse et relie ces éléments, ouvrant un nouveau genre/horizon.
Ses performances et œuvres ont les influences suivantes :
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Redéfinir les instruments de musique/culture traditionnels Sa technique insuffle une nouvelle vie à l’instrument traditionnel, le tambak, et montre la voie non seulement pour préserver la tradition, mais aussi pour continuer à l’étendre.
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Pont vers la musique expérimentale/musique électronique Ses collaborations avec des producteurs de musique électronique et son exploration du rythme et des structures cycliques mettent en évidence l’intersection entre tradition et modernité.
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Fusion avec l’art de la performance Ses performances live impliquent la physicalité, le rituel et la transe, et ses performances vont au-delà de simples performances musicales pour devenir un art physique et spatial.
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Communauté et éducation À travers des ateliers, il promeut la démocratisation du rythme, la transmission et la transformation des techniques traditionnelles et la compréhension interculturelle.
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Présentation de questions philosophiques et spirituelles Sa musique pose des questions fondamentales telles que le temps, le soi, la communauté et la conscience à travers le rythme, conduisant les auditeurs à une profonde introspection.
Tous ces éléments interagissent pour faire de Mortazavi un « philosophe du rythme » dans la musique contemporaine.
14. Conclusion : Implications pour l’avenir
Le voyage de Mohammad Reza Mortazavi est un voyage qui redéfinit la tradition, élargit la technique et crée de nouveaux dialogues entre rythme et conscience. Les sons polyphoniques, les rythmes multicouches, les sons sustain et persistants et la philosophie profonde qui les sous-tendent vont au-delà de la simple performance et offrent à l’auditeur une expérience qui transcende le temps et l’espace.
Il ne se contente pas de préserver l’instrument classique, le tamback, mais le transforme pour l’avenir. Dans le processus de transformation, la musique, le corps, la communauté et la conscience se croisent et de nouveaux horizons s’ouvrent.
Le chemin qu’il empruntera désormais est clair. Exploration technologique plus poussée, nouvelles collaborations et expansion dans des espaces sonores inconnus. Cependant, ce qui est plus important que cela, c’est qu’il continue d’être quelqu’un qui demande constamment : « Qu’est-ce que le rythme ? »
Écouter sa musique, ce n’est pas seulement s’abandonner au rythme, mais c’est un voyage pour trouver la résonance entre son propre battement de cœur intérieur et celui du monde. Mortazavi est le guide, la carte et la destination de ce voyage.
15. Chronologie de référence
- 1978/1979 — Né à Ispahan, en Iran.
- 1984-1985 (environ 6 ans) — Commence à jouer du tamback.
- 1987-1989 (environ 9-10 ans) — Reconnu comme ayant des compétences qui dépassaient celles de son maître et a remporté son premier tournoi national.
- Années 1990 — A remporté plusieurs championnats dans des compétitions nationales iraniennes de Tambak.
- Vers 2001 (environ 20 ans) — Déjà très acclamé tant au niveau national qu’international.
- 2003 — A reçu le RUTH Newcomer Award (World Music Young Talent Award) en Allemagne.
- 2005 — Responsable d’une performance solo et d’un atelier au Total Music Meeting (Berlin).
- 2010 — Concert solo à la Philharmonie de Berlin.
- 2010 — Sortie de l’album “Green Hands”.
- 2011 — Apparu à WOMEX (World Music Expo).
- 2013 — Sortie de l’album « Codex », suivi d’une tournée.
- 2016 — Sortie de l’album « Transformation » (Flowfish).
- 2017 — Sortie de l’EP « Yek » avec Burnt Friedman.
- 2019 — Sortie de l’album « Ritme Jaavdanegi » (Latence).
- 2022 — Sortie de l’album « Prisma », présentant de nouveaux objets sonores.
- 2025-2026 — Sortie de l’album « Nexus » (Latence).