[Chronique] Korla Pandit et la vision d'Exotica : rêves et masques de l'Amérique d'après-guerre
Column fr 70s Exotica History Lounge
Prologue : Qu’est-ce que l’exotisme ?
Texte : mmr|Thème : Explorer le rôle des pandits Korla dans la création de l’exotisme et l’esthétique de l’orientalisme dans la culture américaine d’après-guerre
L’Amérique dans les années 1950. Une musique appelée Exotica est apparue à une époque où la télévision était courante dans les foyers et où la guerre froide et la prospérité coexistaient. C’était une expression sonore de l’orientalisme, décrivant les « pays étrangers » comme le Pacifique Sud, l’Asie et l’Afrique comme des paradis imaginaires.
Culture Tiki, bars hawaïens, rythmes de rumba et mélodies exotiques. Au centre se trouvait le mystérieux claviériste “Korla Pandit”.
table des matières
- [Chapitre 1 : L’homme mystérieux nommé Korla Pandit] (#Chapitre 1)
- [Chapitre 2 : L’Amérique d’après-guerre et les « rêves étrangers »] (#Chapitre 2)
- [Chapitre 3 : La naissance de la musique exotique - De Les Baxter à Martin Denny] (#Chapitre 3)
- [Chapitre 4 : Les idoles de l’ère de la télévision - Le choc du « Korla Pandit Show »] (#Chapitre 4)
- [Chapitre 5 : La vérité derrière le masque - Confessions de John Rowland] (#Chapitre 5)
- [Chapitre 6 : Réverbérations d’Exotica - De la Longines Symphonette au Lo-Fi Revival] (#Chapitre 6)
- [Chapitre 7 : Réévaluation moderne et dislocation culturelle] (#Chapitre 7)
- [Chronologie : Korla Pandit et l’histoire de la musique exotique (1940-2020)] (#chronologie)
- Graphiques et analyses
- [Conclusion : Entre fiction et vérité] (#Conclusion)
Chapitre 1 : Un homme mystérieux nommé Korla Pandit {#Chapitre 1}
En 1948, Korla Pandit était le « Prince de l’Inde » apparu sur la chaîne de télévision KTLA de Los Angeles. Il porte un turban, regarde profondément la caméra et joue de l’orgue Hammond. Ses doigts dansaient doucement sur les touches et il ne disait pas un mot.
Cependant, à la fin des années 1990, des faits choquants ont été révélés dans le film documentaire Korla (2014). Son vrai nom était John Roland Redd et il était afro-américain.
Cette « histoire du masque » va au-delà d’une simple anecdote de nom de scène. Il met en lumière la triple structure de la race, des pays étrangers et de l’art dans la société américaine d’après-guerre.
Chapitre 2 : L’Amérique d’après-guerre et les « rêves étrangers » {#Chapitre 2}
Aux États-Unis, au début des années 1950, à l’ombre de la victoire de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide, ``Une nostalgie de l’inconnu’’ = L’exotisme est devenu un boom culturel.
- “South Pacific” (1958) fut un grand succès à Hollywood.
- Les bars Tiki sont devenus populaires dans les foyers, et les meubles en bambou et les rideaux aux motifs tropicaux ont rempli les rêves de l’homme ordinaire.
- En termes de musique, la musique latine, hawaïenne, arabe et indienne était consommée comme « musique de fond fantastique ».
Dans ce contexte, le silence et le masque du Pandit en sont venus à symboliser une « tranquillité étrangère » idéalisée.
Chapitre 3 : La naissance de la musique exotique - De Les Baxter à Martin Denny {#Chapitre 3}
L’album “Ritual of the Savage” des Baxter en 1952 Cela a jeté les bases des sons ultérieurs de Martin Denny et Arthur Lyman. Là, instruments de percussion, cris d’oiseaux, gamelan et carillons se mélangent pour créer une version acoustique des « mers du Sud imaginaires ».
Les pandits, quant à eux, se concentrent davantage sur les aspects religieux et spirituels, Il a été le pionnier d’une voie unique de « musique d’orgue méditative et euphorique ».
Référence/Source :
Chapitre 4 : Idoles de l’ère de la télévision - Impact du “Korla Pandit Show” {#Chapitre 4}
Le Korla Pandit Show, diffusé à partir de 1951, fut l’une des premières émissions télévisées musicales américaines. La production, construite uniquement en utilisant la vue et l’ouïe sans prononcer de mots, offrait à l’époque un « pays étranger sûr » aux téléspectateurs blancs.
Pundit a eu plus de 1 000 émissions, ce qui lui a donné plus de visibilité télévisée que son contemporain Nat King Cole. Cependant, le fait qu’il n’a pu réussir qu’en cachant son identité d’artiste noir ; C’est aussi une anecdote symbolique qui illustre la relation entre divertissement et racisme.
Chapitre 5 : La vérité derrière le masque - Confessions de John Rowland {#Chapitre 5}
En 1998, selon un article publié par Los Angeles Magazine, La véritable identité de Pandit se révèle être John Roland Redd.
Il est né à St. Louis, Missouri en 1916 et est devenu un pianiste accompli à l’adolescence. Alors qu’il travaillait dans une station de radio dans les années 1940, il a créé le décor fictif d’un « prince indien ».
Plutôt que d’être un « musicien noir » à une époque discriminatoire, Je peux être accepté comme un « aristocrate étranger ». C’était un déguisement stratégique pour une réalité douloureuse.
Chapitre 6 : Réverbérations d’Exotica - De la Longines Symphonette au Lo-Fi Revival {#Chapitre 6}
Après les années 1970, l’exotisme était oublié. Cependant, dans les années 1990, une réévaluation a commencé avec le mouvement de renaissance du Lounge.
-Edison combustible
- CD réédition Esquivel
- Sampling par DJ Shadow et Beck
Ces vagues de réévaluation ont également mis en lumière tardivement Pandit. Depuis les années 2000, ses vidéos et disques sont redécouverts comme objets de collection.
Chronologie : Korla Pandit et l’histoire de la musique exotique (1940-2020)
| Année | Événements |
|---|---|
| 1916 | Naissance de John Roland Redd (plus tard Korla Pandit) |
| 1948 | Commence à apparaître à la télévision, sous le nom de « Korla Pandit » sur KTLA |
| 1951 | “Korla Pandit Show” commence à diffuser |
| 1957 | “Exotica” de Martin Denny en tête des charts |
| 1960 | L’apogée du boom de l’exotisme en Amérique |
| 1970 | Moins d’apparitions à la télévision, des concerts à Las Vegas et ailleurs |
| 1998 | Véritable identité révélée |
| 2014 | Sortie du film « Korla » |
| 2020 | Ses enregistrements sont réédités et archivés |
Graphique : Diffusion de la culture exotique
Conclusion : Entre fiction et vérité
La vie de Korla Pandit se situe à l’intersection de la création artistique et des contraintes sociales. Son silence a peut-être été la protestation la plus éloquente de toutes.
Les sons exotiques ne sont pas seulement des « musiques de fond tropicales ». C’était un dispositif fantastique pour combler le vide dans le cœur des Américains d’après-guerre.
Derrière le masque qui symbolise ce fantasme, se cachaient la douleur et le rêve d’un pianiste noir. Nous pouvons enfin le savoir maintenant.
Référence/Source
- Wikipedia - Korla Pandit
- Wikipedia - Exotica (music)
- Wikipedia - Les Baxter
- Wikipedia - Martin Denny
出典: