[Chronique] Francis Bacon et la musique : une expérience auditive pour dépeindre des émotions extrêmes

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[Chronique] Francis Bacon et la musique : une expérience auditive pour dépeindre des émotions extrêmes

Un espace anormal appelé studio entouré de musique

Texte : mmr|Thème : La structure profonde de la création construite à travers la musique et les anecdotes par un peintre qui poursuit les limites de l’émotion

Le studio de Francis Bacon était bien plus qu’un simple lieu de production. C’était un espace presque comme un « laboratoire » où les sens visuels et auditifs s’entremêlaient.

Son studio de Leith Mews, à Londres, était rempli de photographies, de coupures de journaux, de livres déchirés, de pots de peinture et de disques. Les matériaux sont dispersés au sol et les images collées au hasard se superposent sur les murs. Lors de ses productions, il jouait souvent de la musique à volume élevé.

Selon les témoignages des visiteurs, dès leur entrée dans le studio, ils ont été submergés par le chaos des sons, des odeurs et des images. Un ami a déclaré : « Ce n’était plus un studio d’art, mais comme l’intérieur d’un appareil où les émotions étaient amplifiées. »

Bacon lui-même n’aimait pas les environnements ordonnés et avait l’intention de préserver le hasard et le chaos. Ce chaos est encore accéléré par la musique.

L’atelier de Bacon n’était pas un lieu de création d’œuvres, mais un lieu où les émotions se déchaînaient.


Wagner et Londres la nuit : peindre dans l’excès

La musique de Richard Wagner est également profondément liée à la vie nocturne de Bacon.

Il était plus actif la nuit que le jour, passant souvent de longues heures dans les casinos ou les bars avant de retourner au studio pour commencer la production. A cette époque, les opéras de Wagner étaient parfois joués.

Une anecdote raconte qu’il écoutait Tristan et Isolde encore et encore, tout en l’écoutant encore et encore, avec peu de sommeil, et qu’il était capable de décider de la composition de son œuvre importante en quelques heures.

Il aurait également déclaré à propos de la musique de Wagner : « Elle pousse les émotions trop loin. » Il ne s’agissait pas d’une critique, mais plutôt d’une évaluation qui reflétait sa propre approche de la production.

Plus la musique est excessive, plus la peinture est poussée à l’extrême.

La musique de Wagner était un dispositif qui séparait la production de Bacon de la raison.


Maria Callas Rituel d’enregistrement et de répétition

Les enregistrements de Maria Callas ont été joués à plusieurs reprises dans le studio de Bacon.

Son habitude de rembobiner et d’écouter le même air encore et encore est particulièrement célèbre. Il s’intéressait vivement à des phrases spécifiques - des moments où la voix était sur le point de s’effondrer ou des notes extrêmement allongées.

Selon un récit, il jouait le même passage plus d’une douzaine de fois de suite, arrêtant son stylo et écoutant attentivement. Lorsqu’il a finalement recommencé à dessiner, un changement évident est apparu à l’écran.

Cette répétition n’est pas seulement une appréciation. Il s’agissait plutôt d’un acte qui imprimait des « formes d’ondes émotionnelles » sur le corps.

Pour Bacon, la voix du corbeau n’était pas quelque chose qu’il entendait, mais quelque chose qui envahissait son corps.


Anecdotes : Images créées par hasard et accidents

Le hasard joue un rôle important dans la création de Bacon. Il y a aussi de la musique en fond sonore.

Il se félicitait souvent des « accidents ». Par exemple, il y a eu des moments où j’ai utilisé les marques laissées par un coup de pinceau ou l’épandage involontaire de peinture comme centre de mon travail.

Dans une anecdote célèbre, il travaillait sur un tableau après avoir bu et a accidentellement laissé une grande tache sur la toile. Cependant, il ne l’a pas effacé, mais il en a plutôt trouvé une nouvelle forme.

Cette « acceptation des accidents » résonne avec la nature improvisée de la musique. Les longues pièces de Wagner et la voix vacillante de Callas contiennent des moments où elles s’écartent d’un contrôle total.

graph TD A[音楽の揺らぎ] --> B[心理の変化] B --> C[手の不安定性] C --> D[偶然の発生] D --> E[新しい形の発見]

La coïncidence n’est pas un échec, mais une porte d’entrée vers la création.

Pour Bacon, l’accident était un instant plus proche de la vérité que de l’intention.


Intersection entre chefs-d’œuvre et anecdotes

Il existe surtout de nombreuses anecdotes sur l’étude d’après le portrait du pape Innocent X de Velázquez.

Bacon n’a pas réellement vu la peinture originale de Velázquez, qui constituait la base de cette œuvre, mais a seulement consulté des photographies et des reproductions. Il aurait dit que c’était parce que «je suis bouleversé quand je vois la vraie chose».

Cette méthode de mise à distance s’apparente à notre rapport à la musique. Il préférait l’enregistrement à la performance live, travaillant avec la musique sous une forme qui pouvait être jouée encore et encore.

En d’autres termes, ce qui lui importait n’était pas la « réalité directe », mais la « sensation reconstruite ».

Bacon n’a pas représenté la réalité telle qu’elle est, mais l’a rééditée sous forme d’émotion.


Nuit, alcool et production : une vie légendaire

La vie de Bacon est souvent racontée dans les légendes.

Il passait une grande partie de son temps dans les bars et les clubs de Soho, jouant et buvant régulièrement. Ensuite, il retournait au studio et commençait la production même s’il était fatigué ou en état d’ébriété.

Même si ce mode de vie peut paraître destructeur, c’était aussi pour lui une façon de maintenir ses émotions dans un état extrême.

Un ami a déclaré: «Il était toujours capable de tirer très près de ses limites.»

La musique pousse cet état encore plus loin. Les longues pièces de Wagner et la voix intense de Callas entraînent l’esprit vers une amplitude extrême.

La production de Bacon ne pouvait se dérouler que dans un état de déviation du quotidien.


La peinture comme amplitude émotionnelle

La clé pour comprendre le travail de Bacon réside dans le concept d’« amplitude ».

L’amplitude dans la musique apparaît sous forme de volume ou d’intensité, mais il la traduit sous forme visuelle.

  • Forte amplitude → distorsion de forme
  • Amplitude extrême → cri
  • Perte d’amplitude → espace vide
graph LR A[音の振幅] --> B[感情の強度] B --> C[身体の変形] C --> D[絵画表現]

Par cette transformation, ses œuvres fonctionnent comme du « son visible ».

Les peintures de Bacon sont des traces d’une amplitude émotionnelle fixe.


Conclusion : L’anecdote révèle l’essence de la créativité

Les anecdotes et légendes autour du bacon ne sont pas de simples informations secondaires. Ils montrent l’essentiel de sa production.

Le chaos du studio, la répétition de la musique, l’acceptation du hasard, les extrêmes de la vie, tout cela s’est réuni pour créer son œuvre.

À la base, la musique de Wagner et de Callas fonctionnait comme un dispositif qui continuait à amplifier les émotions.

Ses peintures sont à la fois des arts visuels et des expériences musicales.

Les œuvres de Bacon sont des « structures émotionnelles vivantes » qui ne peuvent être comprises que lorsqu’elles incluent des anecdotes.


Monumental Movement Records

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