DMX : Howling Soul - Entre violence et prière
Texte : mmr|Thème : Décryptage du style rap, des paroles et de la nature humaine pleine de contradictions de DMX. Un témoignage d’une âme qui continuait de brûler entre violence et prière, colère et soulagement.
« Le plus dur, c’est d’aimer quelqu’un qui ne s’aime pas. » ―DMX
À la fin des années 1990, à l’heure où le hip-hop devient un symbole de réussite glamour, DMX apparaît avec une voix qui donne l’impression de cracher du sang. C’était une voix qui dépassait la « réalité de la rue » et criait douleur humaine et prières.
I. Naissance de Roar : L’existence du DMX
Earl Simmons, également connu sous le nom de DMX (Dark Man X). Né à Yonkers, New York, il a grandi au milieu de la violence domestique et de la pauvreté. Son enfance a été profondément traumatisante et il a passé sa vie à faire des allers-retours entre les centres de détention pour mineurs et l’église. À ce stade, il avait déjà formé une « personnalité dans laquelle Dieu et le diable coexistent ».
Ses raps se composent d’une voix de chien qui aboie, d’un rythme lourd et tranchant et d’un pont semblable à une prière. C’était comme prêcher à l’église et combattre dans les rues en même temps.
II. Pasteur de rue : structure des paroles et vocabulaire
Les paroles de DMX ne sont pas seulement une démonstration de violence, mais une histoire de péché et de rédemption.
1. Double structure
Ses chansons emblématiques « Slippin’ » et « The Convo » décrivent des conversations avec Dieu. Il existe souvent une structure dans laquelle ils parlent à leurs démons intérieurs et demandent pardon à Dieu.
“Je glisse, je tombe, je n’arrive pas à me relever.” ― * Slippin’ * (1998)
2. Métaphore animale
DMX se présente souvent comme un « chien ». C’est un symbole de violence et indique en même temps la loyauté, la solitude et la sauvagerie. Le chien était le seul compagnon en qui il pouvait avoir confiance et l’objet de ses prières.
“Je fais plus confiance aux chiens qu’aux humains.” – Entretien DMX, 2003
##III. Style : Écorce et performativité
1. L’arme mortelle de la voix
La voix de DMX est aussi vive qu’un rugissement de caisson de basses. Son rap concernait davantage l’impact instantané de ses vocalisations que son flow.
Le « Grr ! » piloté par la basse. et “Arf!” dominé le rythme du morceau lui-même.
2. Tempo et structure
Ses chansons subvertissent souvent la structure normale de 16 mesures. Le flux s’interrompt soudainement et revient. En effet, le « rythme émotionnel » a reçu la priorité absolue.
3. Performances
Lors des performances live, il n’était pas rare que les membres du public pleurent pendant les prières de DMX. Lorsqu’il a crié : “Seigneur, donne-moi un signe !”, il ressemblait plus à un prédicateur qu’à un rappeur.
IV. Ruff Ryders et le succès fugitif
En 1998, “It’s Dark and Hell Is Hot” est sorti. DMX a rapidement atteint le numéro un aux États-Unis et a établi un record sans précédent de cinq albums consécutifs au numéro un du Billboard.
La « culture moto x mythologie de la rue » qu’il a créée avec le groupe Ruff Ryders (Swizz Beatz, Eve, The LOX, etc.) a complètement redéfini la scène de la côte Est de l’époque. Cependant, dans les coulisses, le cœur de DMX s’effondrait entre sa foi et sa toxicomanie.
V. Formes de prière : foi et dialogue intérieur
Presque tous les albums DMX incluent un morceau « Prayer ». Il s’agit de son rituel d’auto-purification, indiquant que la musique est « une extension de la prière ».
« Je viens vers toi affamé et fatigué, tu me donnes à manger et tu me laisses dormir. » ― Prière III, 1999
Pour lui, Dieu n’était pas un « symbole de salut », mais une « existence qui donne des épreuves ». Sa foi n’est pas celle du pardon mais de la foi dans la bataille.
VI. DMX humain : anecdotes et essence
1. Un homme qui couche avec un chien
DMX a sauvé des chiens sans abri et a vécu avec eux dans la rue. Il a également amené son chien avec lui en tournée, en disant : « Les chiens ont une âme pure. »
2. Sermon gratuit
Après les tournées, il laissait souvent le public sur scène prier en larmes. Cette fois-là, ce n’était pas un divertissement, c’était une cérémonie.
3. Chaîne du droit et drogue
A été arrêté des dizaines de fois. Cependant, cela est en grande partie le résultat d’une toxicomanie et d’un traumatisme émotionnel, et il dit lui-même : « Mon corps s’est brisé avant que mon esprit ne meure. »
VII. Analyse des paroles : La lumière dans la violence
| Titre de la chanson | Thème | Paroles caractéristiques | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Hymne de Ruff Ryders | Conflit et unité | « Arrêtez, laissez tomber, fermez-les, ouvrez boutique ! » | Coexistence de l’agression et de la discipline de rue |
| Glisser’ | Introspection et renaissance | « Vous voyez, vivre, c’est souffrir, mais survivre, c’est trouver un sens à la souffrance. » | Musicalisation de la philosophie de la souffrance de Nietzsche |
| Seigneur, donne-moi un signe | Foi/Salut | “J’ai vraiment besoin de te parler Seigneur.” | Un appel désespéré à Dieu |
| Qui nous sommes | Conscience sociale | “La douleur, la lutte, les amis, les ennuis.” | Le summum de la poésie rythmique du catalogue |
VIII. DMX et l’ère : impact depuis les années 2000
L’arrivée de DMX a apporté un autre type de « réalisme émotionnel » que celui de Jay-Z ou de Nas. Plus tard, Kanye West et Kendrick Lamar ont adopté des structures qui parlaient de « foi et souffrance » comme une extension du DMX.
- La structure réflexive du « DAMN » de Kendrick Lamar.
- Le crochet religieux « Jesus Walks » de Kanye West
- La voix rugissante de Pop Smoke
Tous deux héritent de « l’intersection de la colère et de la prière » ouverte par DMX.
##IX. La dernière prière - Mort et conséquences
En avril 2021, DMX est décédé des suites d’une surdose de drogue. Décédé à 50 ans. Sa mort a été perçue par de nombreux fans comme la fin du « Prophète non sauvé ».
Cependant, ses prières sont restées même après sa mort. Lors de la dernière étape, il a déclaré en larmes :
“Quand tu tombes, relève-toi. Je suis la preuve que Dieu n’en a pas encore fini avec toi.”
Ces mots servent encore aujourd’hui de mantra de pardon à de nombreux jeunes.
X. Conclusion : Structure mythique appelée DMX
L’histoire de DMX est bien plus qu’une simple biographie hip-hop. C’était un drame religieux moderne et un mythe sur la coexistence de la violence et de la prière.
*Son « rugissement » n’est pas de la colère, mais un cri pour prouver son existence** *Sa « prière » n’est pas le salut mais la poursuite de la bataille
- Son « chien » est un symbole de fidélité et de solitude
La voix de DMX n’existe plus dans ce monde. Mais son esprit crie toujours “Arf ! Arf !” dans les haut-parleurs avant l’aube.
Chronologie DMX (principales activités et événements)
Discographie de l’œuvre de référence
| Année de sortie | Titre | Remarques | Lien |
|---|---|---|---|
| 1998 | It’s Dark and Hell Is Hot | デビュー作/ストリートの咆哮 | Amazon |
| 1998 | Flesh of My Flesh, Blood of My Blood | 血と信仰の交錯 | Amazon |
| 1999 | …And Then There Was X | 大ヒット作/“Party Up”収録 | Amazon |
| 2001 | The Great Depression | 内省的トーンの転換点 | Amazon |
| 2003 | Grand Champ | 成功の頂点と精神の崩壊 | Amazon |
Annexe : Analyse de la structure sonore (relation entre le rythme et la voix)
Chapitre final : Prière d’aboiement
La musique de DMX n’est pas un « témoignage de rue » mais un « disque de l’âme ». Ce cri est la vérité même de ceux qui ont vécu leur vie en s’accrochant à leur foi sans céder à la violence.
“Si tu es réel, tu vas le ressentir.” -DMX