[Chronique] L'espace acoustique appelé Factory : Andy Warhol et le Velvet Underground
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Création d’un lieu appelé Factory
Texte : mmr|Thème : Plongée au cœur de la culture à travers la réalité de l’espace « Factory » à New York dans les années 1960, où production artistique et musique se croisaient de manière indifférenciée, sa signification acoustique et sociale, et les anecdotes des gens qui s’y réunissaient.
Pourquoi la salle argentée était-elle remplie de son ?
Factory, la base de production construite par Andy Warhol au milieu des années 1960, n’était pas seulement un atelier, mais un « lieu ouvert » où il se passait toujours quelque chose.
Le papier argenté collé sur le mur reflète de manière diffuse la lumière, rendant floue la notion du temps. Les frontières entre le jour et la nuit étaient vagues, et qui allait et venait quand. La production, les dialogues, le tournage, la drogue, la musique, tout était là en même temps.
Parmi les témoignages de cette époque, il y en a un qui dit : « Le silence à l’Usine provoque de l’anxiété ». Car lorsque le son s’est arrêté, cela signifiait que l’événement s’était arrêté.
Par conséquent, la musique du Velvet Underground n’était pas seulement une musique de fond, mais continuait à jouer comme preuve que l’espace était vivant.
Une anecdote souvent racontée est que Warhol donnait peu de directives aux visiteurs, les laissant simplement exister. Il a même accepté « un état dans lequel rien ne se passe » comme une œuvre d’art.
Factory était un terrain d’essai pour transformer des événements incontrôlés en œuvres d’art.
Connexion avec The Velvet Underground
L’idée d’« exposer » la musique
Andy Warhol s’est impliqué dans le Velvet Underground vers 1965.
Cette relation n’était pas une coïncidence, mais une intersection naturelle de la culture underground new-yorkaise de l’époque.
Lou Reed, en particulier, avait une formation littéraire et traitait la musique non pas comme un simple divertissement mais comme un « enregistrement de la ville ». John Cale, quant à lui, était influencé par l’avant-garde, introduisant des tons soutenus et des dissonances.
La tension entre les deux a donné naissance au son unique du groupe.
Une anecdote célèbre est que Warhol a offert peu de conseils techniques à son groupe, leur disant plutôt de « continuer ». Ceci est tout à fait cohérent avec l’art minimal et l’idée de répétition.
De plus, il a suggéré d’ajouter Nico au groupe. Il s’agissait plus d’un équilibre visuel et existentiel que d’une décision musicale.
La musique a été traitée comme un élément permettant de maintenir la tension du lieu, plutôt que comme une mesure de perfection.
Explosion de plastique inévitable
Agrandissement de Factory en tant qu’espace club
Exploding Plastic Inevitable (EPI), lancé en 1966, était un projet qui a permis de diffuser ce qui se faisait à l’intérieur de l’usine vers le monde extérieur.
L’événement comprenait une performance du Velvet Underground et une vidéo de Warhol.
Les archives montrent que les spectateurs étaient souvent confus, voire en colère. La raison était simple : « Je ne savais pas où chercher. »
De manière anecdotique, un membre du public confronté à l’EPI pour la première fois aurait déclaré : « Cela ressemble à une scène d’accident, pas à un concert. »
Cette « expérience semblable à un accident » était exactement ce que Warhol recherchait.
Le prototype de « l’immersion » dans la culture club et la culture rave ultérieure peut être vu ici.
EPI était un dispositif qui détruisait l’appréciation et la transformait en expérience.
Histoire de chefs-d’œuvre et d’espaces
Anecdote derrière l’œuvre
Les chefs-d’œuvre d’Andy Warhol sont souvent décrits comme cool et inorganiques, mais ils cachent une histoire puissante.
Boîtes de soupe Campbell’s Le motif est la soupe que Warhol lui-même mangeait quotidiennement. Il trouvait du réconfort en « mangeant toujours la même chose ».
** Diptyque Marilyn ** Créé après la mort de Marilyn Monroe, il présente une structure dans laquelle les images se multiplient et disparaissent simultanément.
Empire Ce film, qui filme en continu le même bâtiment pendant huit heures, est célèbre pour faire sortir les spectateurs les uns après les autres pendant la projection.
Il existe des épisodes tout aussi légendaires du côté de la musique.
The Velvet Underground & Nico (premier album sorti en 1967) Bien qu’il se soit très peu vendu au début, il est devenu plus tard si influent qu’on a dit que “tous ceux qui l’entendaient fondaient un groupe”.
White Light/White Heat (deuxième album studio sorti en 1968) Il a été rejeté par le public à l’époque en raison de son bruit excessif et de son caractère expérimental.
Ces œuvres existaient à un autre niveau que le succès et la reconnaissance.
Son chef-d’œuvre n’était pas un produit fini, mais un dispositif qui provoquait un changement de perception.
Société et anecdotes
Personnes rassemblées à l’usine
Il existe d’innombrables anecdotes sur Factory.
Par exemple, il était courant que les visiteurs apparaissent directement dans les films. Il n’y avait pas de scénario, juste des caméras qui tournaient.
Une personne a déclaré : « Je n’ai découvert le film dans lequel je jouais que plus tard. »
Edie Sedgwick est également devenue une icône de Factory, dont la vie glamour et destructrice est légendaire.
Concernant la musique, Lou Reed se produirait souvent dos au public. Une attitude qui rejette la relation avec le public et remet en question la notion même de performance.
L’usine était un lieu qui produisait des étoiles, mais en même temps c’était aussi un appareil qui consommait des étoiles.
Chronologie : Warhol et Music Space
Carrefour des années 1960
Warhol a été abattu en 1968 et la nature de Factory a considérablement changé par la suite.
On dit que cet événement a marqué la fin de l’Usine en tant qu’espace ouvert chaotique.
Un incident a changé la nature même de l’espace.
Conclusion
Le mythe de l’Usine
Créé par Andy Warhol et The Velvet Underground, Factory est devenu plus qu’un simple lieu, c’est un espace mythique.
là
- musique
- image *Relations humaines
- Coïncidence
Tout ne cessait de se croiser.
Et même si beaucoup d’entre eux sont enregistrés, ils restent également des « légendes » transmises de génération en génération.
Factory est un dispositif culturel qui ne cesse de se développer, mêlant faits et anecdotes.