[Chronique] L'intersection des cafés et de la culture musicale à Amsterdam

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[Chronique] L'intersection des cafés et de la culture musicale à Amsterdam

Établissement d’une culture de café et fondation d’un environnement sonore

Texte : mmr|Thème : Les cafés d’Amsterdam ne sont pas seulement des espaces de goût ; ce sont des dispositifs urbains qui ont favorisé des paysages sonores uniques tout en étant étroitement liés à la culture musicale.

Des « espaces qui tolèrent le son » créés par les politiques de tolérance

Dans les années 1970, le gouvernement néerlandais a adopté une politique pragmatique à l’égard du cannabis, en introduisant une politique de « gedoogbeleid » qui ne contrôlait pas strictement la possession ou la vente de petites quantités. Grâce à ce système, les cafés sont nés à Amsterdam en tant que dispositif culturel unique.

Le premier magasin, Mellow Yellow, a ouvert ses portes en 1972 et aurait fonctionné dans une boulangerie. Tout en servant ostensiblement du café, les transactions se déroulaient tranquillement à l’intérieur. Cette « double structure » est devenue le prototype de l’aménagement de l’espace du café. (Café Relax)

Puis, en 1975, apparaît la future emblématique « The Bulldog ». Ce magasin a établi un style de vente ouverte au comptoir, plutôt que les traditionnelles « transactions cachées ». Malgré son arrestation par la police, il a continué à exploiter son entreprise et son attitude est devenue une sorte de légende urbaine. On raconte que les produits étaient cachés dans des compartiments cachés à l’intérieur du magasin et que les preuves étaient immédiatement détruites en cas d’arrestation. (Les graines de bouledogue)

Ce qui était important dans cet environnement, c’était le « son ». La musique continuait à couler à un rythme constant, enveloppant les invités restés longtemps. Pas trop bruyant, mais pas silencieux non plus. Cet équilibre délicat sélectionne naturellement des genres comme le reggae et le dub.

Dès le début, les coffee shops se trouvaient dans une position ambiguë entre illégal et légal, et cette ambiguïté se reflétait dans leur musique. Un son qui n’est pas trop affirmé, mais qui domine définitivement l’espace. C’était la condition initiale de cette culture.

La zone grise institutionnelle a créé une relation unique entre le son et l’espace pour les cafés.


Années 80-90 : La musique électronique et la formation du chillout

Aller-retour au club et au café

De la fin des années 1980 aux années 1990, Amsterdam s’est rapidement développée pour devenir la capitale européenne de la musique électronique. Les anciennes églises et installations culturelles telles que les clubs Paradiso et Melkweg sont devenues des pôles musicaux et la techno et la house music se sont répandues.

Durant cette période, les cafés fonctionnaient comme une « marge » de la culture des clubs. C’est devenu une partie du rythme de la ville, un lieu à visiter après avoir dansé toute la nuit, ou un lieu pour se calmer avant de danser.

En fait, selon les témoignages de nombreux voyageurs, le flux général était « club -> café -> hôtel ». Dans les souvenirs des visiteurs des années 1990, ils ont eu la forte impression d’une atmosphère où les gens pouvaient s’enfoncer dans le canapé et écouter de la musique, et se sentir à l’aise même si la conversation s’arrêtait. (Reddit)

C’est dans ce flux que le concept de « chill out » s’est imposé. Musique pour calmer l’effervescence du club. Un son qui ralentit le tempo et se fond dans l’espace. C’est précisément dans ce contexte que la musique d’ambiance et downtempo a pris racine dans les cafés.

De plus, à cette époque, l’existence d’un « propriétaire de magasin qui sélectionne la musique » est devenue importante. De plus en plus, la musique elle-même devient l’identité de l’espace, comme les magasins avec étagères à disques et les magasins avec platines.

En tant que lieux de diffusion de la culture club, les cafés ont été à l’origine d’une autre évolution de la musique.


Interaction entre les genres musicaux et les cafés

« Caractère sonore » qui diffère selon les magasins

Les cafés à Amsterdam ne sont pas uniformes. Il y a plus de 200 magasins, chacun avec une ambiance et une musique différente. (Café Relax)

Certains magasins diffusent principalement du reggae, tandis que d’autres se concentrent sur le jazz, la soul ou le hip-hop. De plus, les magasins destinés aux touristes peuvent diffuser de la musique de danse plus facilement compréhensible.

Des critiques réelles ont souligné que la qualité de l’expérience est grandement influencée par la différence de l’environnement sonore, allant d’« un magasin pour jeunes avec de la musique trap forte » à « un magasin calme où vous pouvez avoir des conversations tranquilles ». (Reddit)

Cette diversité n’est pas une coïncidence. Un café est un « miroir de la ville » qui change de son en fonction de sa clientèle. Il reflète la musique souhaitée par chaque groupe démographique, notamment les touristes, les locaux et les artistes.

En conséquence, les genres ne sont pas figés, mais évoluent de manière flexible. La techno devient downtempo et le hip-hop devient lounge. Ici, la musique n’est pas un genre pur, mais se reconstitue comme une forme adaptée à l’espace.

Le café est devenu un dispositif permettant de démanteler les genres musicaux et de les rééditer espace par espace.


Diversité musicale créée par les villes et le tourisme

Un lieu où se rencontrent les souvenirs du monde entier

Amsterdam est une ville qui accueille des millions de touristes chaque année, et cette influence se reflète directement dans le bruit de ses cafés. (eyeflare.com)

Pour les touristes, un café n’est pas seulement un magasin, mais une « expérience ». Un voyageur a déclaré : « Le simple fait de rester devant le magasin me rend enivré par l’atmosphère », ce qui montre que les frontières entre l’intérieur et l’extérieur du magasin sont floues. (ediblethoughts.com)

Il a également été rapporté que des visites guidées s’arrêtaient devant des cafés et encourageaient les gens à les visiter. C’est la preuve qu’il ne s’agit pas seulement d’un restaurant, mais d’un symbole de la culture urbaine.

D’un autre côté, l’augmentation du tourisme crée également des défis. Ces dernières années, le nombre de magasins destinés aux touristes a augmenté et l’équilibre avec la culture locale est devenu un problème. La durabilité de la ville est en cours de discussion, la ville envisageant de restreindre son utilisation par les touristes.

Les coffee shops sont à l’avant-garde des villes où tourisme et culture locale se rencontrent et se mélangent.


Un café comme paysage sonore

Chevauchement du son et de la ville

La musique n’est pas le seul son dans un café. Le bruit des bateaux sur le canal, la cloche d’un vélo, le bruit dehors. Mélangés ensemble, ils forment un paysage sonore unique.

Amsterdam a été conçue comme une ville de canaux au XVIIe siècle, avec une ville entière ouverte à l’eau et au son. Cette structure brouille les frontières entre les sons intérieurs et extérieurs.

De plus, les conversations au sein du magasin sont également un élément important. Le silence est toléré dans les cafés, mais la conversation entre inconnus émerge souvent naturellement. Cet « espace semi-public » rend les couches sonores encore plus complexes.

Le café capte et reconfigure les sons de la ville pour créer un espace auditif unique.


Chronologie : Evolution des cafés et de la musique

timeline title アムステルダム コーヒーショップと音楽の変遷 1972 : Mellow Yellow開業(最初期) 1975 : The Bulldog登場(公開販売の象徴) 1980 : ダブ・レゲエの定着 1990 : クラブ文化拡大 / チルアウト誕生 2000 : ラウンジ・ダウンテンポの洗練 2010 : グローバル音楽の混在 2020 : ストリーミングと観光の影響

Le rôle de la musique n’a cessé d’évoluer à chaque tournant historique.


Schéma : Structure de l’environnement sonore d’un café

graph TD A[音楽] --> D[空間体験] B[会話] --> D C[都市音] --> D D --> E[リラックス] D --> F[交流] D --> G[没入]

La musique ne constitue pas une expérience en elle-même mais en combinant plusieurs éléments sonores.


Changement et continuité dans les temps modernes

Le conflit entre homogénéisation et individualité

Les cafés entrent désormais dans l’ère du streaming. Si la sélection de musique à l’aide de listes de lecture est efficace, elle peut également diluer l’individualité de chaque magasin.

Pourtant, les cafés d’Amsterdam sont loin d’être homogénéisés. L’historique, l’emplacement et la clientèle continuent de se manifester par des différences de son.

Cette culture, autrefois secrète, est aujourd’hui devenue un symbole de la ville, attirant des gens du monde entier. Mais l’essence reste la même. La musique n’est pas le personnage principal, mais continue d’être un élément essentiel pour créer un espace.

La musique des cafés continue de jouer un rôle dans le soutien de l’espace à travers les âges.


Monumental Movement Records

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